La BCE publie un nouveau plaidoyer pour plus de réformes structurelles en zone euro

Dans son bulletin économique, la banque centrale note un ralentissement du rythme des réformes alors qu’il y a encore beaucoup à faire.
Solenn Poullennec

La Banque centrale européenne (BCE) invite de nouveau les pays de la zone euro à ne pas relâcher leurs efforts pour lancer leurs réformes structurelles. Dans un article de son bulletin économique publié hier, la banque centrale souligne que le rythme de mise en œuvre de ces réformes a ralenti alors même qu’elles permettraient de soutenir significativement la croissance.

«Les réformes structurelles devraient être une priorité pour les pays de la zone euro», insiste une fois de plus la BCE. «Davantage de réformes ne bénéficiera pas seulement aux pays qui les mettent en œuvre mais soutiendra aussi la reprise économique dans la zone euro et renforcera le mécanisme de transmission de la politique monétaire», insiste le bulletin économique.

«Il y a encore largement de quoi faire en termes de réformes potentielles dans la zone euro bien qu’il y ait une grande hétérogénéité des situations entre les pays», poursuit l’institution. Elle déplore que le rythme de mise en œuvre des réformes ait «ralenti récemment en dépit de preuves naissantes démontrant les effets bénéfiques des réformes significatives appliquées depuis 2008». L’article assure que les Etats de la zone euro qui ont mis en œuvre le plus de réformes structurelles semblent avoir amélioré leurs performances à l’export par rapport à ceux qui ont été moins réformistes sur la même période.

Le bulletin économique appelle les pays de la zone euro à faciliter le développement des entreprises et à faire tomber les barrières à l’entrée des marchés en s’appuyant sur l’indice «doing business» élaboré par la Banque mondiale. La Finlande est le seul des pays de la zone euro à figurer dans la liste des dix pays au monde où il est le plus facile de faire des affaires, selon la Banque mondiale. Le bulletin insiste également sur la nécessité pour les pays de la zone euro de faire des réformes sur le marché du travail. Celles-ci devraient «réduire la durée du chômage et le niveau de chômage structurel», notamment en permettant «aux salaires de mieux refléter les conditions du marché du travail et les évolutions de la productivité au niveau local » et en permettant une meilleure «différenciation des salaires entres les travailleurs et les secteurs».

Enfin, le bulletin économique insiste sur la réforme du marché des biens et des services (product markets reform) et estime qu’il y a encore «des marges de manœuvre significatives pour encourager la concurrence et la productivité».

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