Pour le Conseil des gouverneurs unanime, la priorité est de juguler l’inflation qui menace. L’euro a atteint un nouveau plus haut historique
Publié le
Statu quo. La Banque centrale européenne a hier maintenu ses taux. Son principal, le taux de refinancement, reste à 4 %, celui de la facilité de dépôt à 3 % et celui de la facilité de prêt marginal à 5 %. Outre-Manche, la Banque d’Angleterre, a, comme attendu également, laissé son principal taux fixé à 5,25 %.
Le président de la BCE est revenu sur la décision, arguant que " le ferme ancrage des anticipations d’inflation est la plus importante priorité du conseil des gouverneurs ", et de préciser : " Nous avons été unanimes... " Les données publiées par Eurostat « confirment de fortes pressions à la hausse sur l’inflation à court terme résultant de l’augmentation des prix de l'énergie et de l’alimentation au cours des derniers mois ", a commenté Jean-Claude Trichet, ajoutant : " Il est très vraisemblable que le taux d’inflation harmonisé restera significativement au-dessus de 2 % dans les mois à venir, puis plus modérément au fur et à mesure que l’on avancera dans l’année. «
En tout cas, l’institution a revu à la hausse ses prévisions d’inflation avec des taux moyens de 2,9 % pour 2008 et 2,1 % pour 2009, contre de précédentes estimations de 2,5 % et 1,8 %. Les économistes ont pris bonne note de ce discours. Certes, d’après un sondage Reuters réalisé auprès de 64 spécialistes, deux baisses sont encore prévues pour cette année. Mais aucun n’a dit prévoir un geste en avril alors qu’ils étaient encore neuf à le prédire il y a un mois. La réaction de l’euro ne s’est pas fait attendre. La devise européenne a atteint un nouveau record de 1,5378 dollar.
Les observateurs se sont montrés déçus, à l’instar de David Brown pour Bear Stearns cité par Reuters qui déclare que « maintenir les taux alors que la Fed réduit les siens fortement, c’est un peu comme agiter un chiffon rouge pour que les opérateurs haussiers sur l’euro commencent à viser 1,60 dollar ». Marc Touati, chez Global Equities s’interroge également : » A quoi joue Jean-Claude Trichet ? La BCE est prise à son propre piège. A force de se focaliser sur l’inflation, elle oublie que son pouvoir sur l’inflation actuelle est très faible. En revanche, son pouvoir sur le niveau de l’euro est trop fort et par là-même, sa capacité à casser encore un peu plus une croissance déjà molle s’accroît de semaine en semaine. «
NatWest et Santander ont émis des obligations subordonnées Additional Tier 1 (AT1) remboursables par anticipation seulement après 10 ans, au lieu des 5 ans habituels. Pour les banques, cela repousse les échéances de leur refinancement. Pour les investisseurs, les risques de dépréciation et de non-remboursement à date de «call» augmentent.
Dans son rapport sur le rôle international de l’euro, la BCE classe sa devise au deuxième rang mondial derrière le dollar dans le système monétaire international. L’euro devient également une valeur refuge pour de nombreux investisseurs.
Au terme d'une revue stratégique en vue d'aborder son deuxième cycle de développement, Axa Climate, laboratoire d'innovations climat de l'assureur, vend sa Climate School et se réinvente en conglomérat.
En attendant les méga-IPO de SpaceX puis d’Anthropic et d’OpenAI, Alphabet a annoncé une levée inédite de 80 milliards de dollars, pour profiter de l'élan retrouvé des valeurs liées à l’IA. Au risque d’exacerber une concentration déjà historique.
Outre sa levée de fonds, la biopharmaceutique a signé un financement auprès de BlackRock et de Claret Capital Partners qui lui permet de rembourser intégralement le prêt de 2022 conclu auprès de la BEI. Son horizon de trésorerie s’étend jusqu’à la fin 2027.
La bonne gestion des réseaux électriques sera partout déterminante dans le cadre de l’électrification de l’économie. De ce point de vue, l’Hexagone, et dans les prochaines années également la Chine, auront un avantage compétitif.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Le Parlement européen et les Vingt-Sept se sont mis d’accord sur un texte ouvrant la voie aux centres de rétention à l’étranger et à un allongement des périodes maximales de rétention
Depuis le début de la guerre en Iran, Donald Trump et Benjamin Netanyahu affichent une alliance sans faille. Mais les ambitions contraires des deux dirigeants, l'impopularité croissante d'Israël et la personnalité du Premier ministre fragilisent cette relation spéciale
Les (nombreux) prétendants à l’Elysée avancent à tâtons, méfiants, prudents. Trop de coups à prendre. A un an de la présidentielle, beaucoup d’intentions (lorsqu’il y en a), sans oser en dire trop...