La BCE commencera à réduire les injections de liquidité mi-2010
Giuseppe Maraffino, stratégiste fixed income chez UniCredit
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Violaine Le Gall
L’Agefi : Quels éléments vous permettent de tabler sur une remontée des taux à dix ans aux Etats-Unis ?
Giuseppe Maraffino : Nous estimons pour plusieurs raisons que les rendements à long terme américains devraient augmenter progressivement dans les mois à venir. Avant tout, le gouvernement peut rencontrer des difficultés à financer la relance par l’offre de titres d’Etat. L’augmentation des émissions devrait continuer à creuser la dette publique en 2010 ce qui n’est pas favorable aux obligations d’Etat. Ensuite, les incertitudes sur l’inflation se renforcent, du fait d’une reprise de la croissance, et donc une hausse des matières premières, et surtout par la détérioration des comptes publics. Enfin, nous estimons que les attentes de hausse des taux seront plus vives en 2010, la Fed pouvant commencer à monter ses taux au deuxième semestre 2010, ce qui tirera les rendements.
A quel horizon voyez-vous la BCE arrêter les opérations de refinancement sans limite ?
Il est encore prématuré de parler de stratégie de sortie, c’est-à-dire d’abandon par la BCE des mesures non conventionnelles. Le marché monétaire commence à donner des signes d’amélioration mais est encore loin d’une normalisation. Une reprise complète des échanges entre banques reste un préalable. Nous estimons cependant que la BCE commencera très probablement à préparer le marché à une réduction graduelle des injections temporaires de liquidité vers juin 2010, à l'échéance des 440 milliards d’euros de la première opération de financement à un an. Si le marché confirme les signaux d’amélioration dans les mois à venir, cela pourrait être le début de la stratégie de sortie.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
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Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
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Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
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