Philippe-Henri Burlisson, responsable de la gestion taux chez Groupama Asset Management
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Violaine Le Gall
L’Agefi : La prudence de la BCE vous paraît-elle de mise au moment où les indicateurs semblent se redresser ?
Philippe-Henri Burlisson : Les multiples mesures prises ces derniers trimestres ont permis d’enrayer le volet systémique de la crise, notamment en inondant les marchés de liquidités, mais pas de résoudre durablement les problèmes structurels. De plus, l’amélioration de la conjoncture économique est réelle. Toutefois, elle est non seulement récente mais aussi de faible amplitude. Cela n’est donc qu’un fragile début de redressement qui mérite d’être protégé et confirmé. Dans ces conditions il est parfaitement compréhensible que la BCE soit prudente pour afficher, et mettre en œuvre, un quelconque plan de sortie de sa politique actuelle.
Le lancement la semaine prochaine d’un contrat à terme sur la dette italienne peut-il avoir un impact sur les taux souverains en zone euro ?
L’arrivée d’un nouvel instrument permettant de s’exposer et de se couvrir sur les marchés de taux aura naturellement un impact. L’amplitude de cet impact sera directement liée au succès de cet instrument (donc de sa liquidité). Il est encore trop tôt pour augurer de ce succès compte tenu notamment de la faible diversité de la courbe italienne. Par ailleurs, le sens de cet impact dépendra des sentiments de marché du moment. En effet, ce contrat permet de compléter la composante taux des contrats allemands par une composante spreads « interpays », particulièrement secoués ces derniers mois. Ainsi, dans une phase d’appétit pour le risque, l’arrivée d’un nouveau contrat de ce type contribuerait à accélérer la tendance au rétrécissement des spreads « interétats ».
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances