La Banque Postale AM veille à maintenir une structure de coûts modérée
La Banque Postale Asset Management (LBP AM), société de gestion de La Banque Postale, cherche à conserver «une structure de coûts raisonnable et modérée». «Nous souhaitons rester rentables dans un marché où les marges vont encore diminuer face à une concurrence de plus en plus forte», explique à L’Agefi Clotilde Daignes, directeur des ventes auprès des personnes morales de LBP AM.
LBP AM affichait ainsi un coefficient d’exploitation de 54% à fin 2010, inférieur à la moyenne du secteur. Les charges d’exploitation représentaient plus de 71% des revenus dans le pôle gestion de BNP Paribas (qui inclut la gestion privée) et 74% pour Natixis à fin mars. En revanche, le coefficient d’exploitation de La Banque Postale AM se rapproche de celui d’Amundi, la filiale du Crédit Agricole et de la Société Générale, à 53,6 % fin mars.
«Nous maintenons néanmoins notre programme d’investissement, dans la recherche et l’innovation et nous continuons à renforcer nos équipes (qui comptent quelque 150 collaborateurs, ndlr). Des recrutements sont ainsi en cours au sein des directions des risques et des opérations, ainsi que dans les expertises gestion crédit et actions», indique Jean-Luc Enguéhard, président du directoire.
A fin avril 2011, LBP AM gérait 125 milliards d’euros d’encours. Sur les cinq premiers mois de l’année, «la tendance en termes de collecte est peu engageante sur les particuliers et bonne sur les institutionnels. Nous misons sur une collecte positive sur l’ensemble de l’année, après une collecte de 1,1 milliard en 2010», déclare le président, qui se dit «modérément optimiste» pour l’ensemble du marché.
«Je ne perçois pas d’inversion de tendance par rapport à l’aversion pour le risque. A cela s’ajoute l’instabilité fiscale qui pèse sur le comportement des particuliers et la nécessité pour les banques de renforcer leurs bilans face aux évolutions réglementaires», explique le dirigeant.
Sur les 125 milliards d’euros d’encours de LBP AM, 76% sont gérés pour le groupe, 15% pour des personnes physiques et 9% pour des grands comptes. Ces 9% se décomposent en 52% d’institutionnels, 29% d’entreprises et 19% dans le cadre d’une distribution externe. «Nous avons désormais une légitimité sur le marché des appels d’offre. Notre positionnement va encore se renforcer grâce à la constitution progressive d’un ‘track record’. Nous sommes engagés dans un cercle vertueux», estime Clotilde Daignes.
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