La Banque nationale suisse renforce ses réserves en dollars et en livres
Ce mouvement pourrait traduire une certaine défiance vis-à-vis des actifs libellés en euros
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Solenn Poullennec
La Banque nationale suisse (BNS) a modifié l’allocation de ses réserves de change en faveur du dollar et de la livre sterling. Selon les analystes, ce mouvement peut traduire une défiance vis-à-vis de l’euro. Il pourrait aussi révéler la confiance de la banque dans sa capacité à maintenir la parité euro/franc minimum qu’elle a fixée pour que l’envolée du franc ne pénalise pas l'économie.
A la fin du mois de mars, la BNS ne détenait plus que 103 milliards d’euros contre 120,5 milliards à la fin de l’année 2011. En revanche, elle avait en réserve 70,9 milliards de dollars contre 63 milliards trois mois plus tôt. Les réserves de change en livres ont presque doublé en passant de 7,5 milliards à 14,5 milliards. Le poids relatif des investissements en euros dans les réserves de change tend ainsi à revenir à ses niveaux d’avant les interventions de la banque centrale sur le marché des changes réalisées entre 2009 et 2011.
L’analyste de Citi, Valentin Marinov, voit plusieurs explications possibles à cette réorientation en faveur du dollar et de la livre. «La diversification des réserves de change pourrait indiquer que la BNS est à la recherche d’alternatives aux actifs notés AAA et libellés en euros», écrit-il. Alors que la zone euro est toujours sous pression, la banque centrale préférerait, par sécurité, investir dans des titres d’Etat britanniques et américains.
Mais selon l’analyste, cette diversification pourrait aussi signifier que la banque a moins besoin d’acheter des euros pour maintenir le seuil qu’elle s’est fixé, en septembre dernier de 1,20 franc pour un euro. Ce plancher a été brièvement testé au début du mois d’avril. Le taux de change est passé à 1,199 au cours d’une journée, mais il est immédiatement repassé à 1,202 grâce à l’intervention de la BNS. L’incident, que certains traders qualifient de purement technique, ne s’est pas reproduit même si les tensions dans la zone euro ont ramené la parité légèrement au dessous de 1,20 (à 1,2016 hier) alors qu’elle évoluait autour de 1,24 à l’automne dernier.
D’aucuns estiment cependant que la banque relèvera son plancher. «Les risques de baisse de la croissance et de l’inflation ont augmenté depuis la mise en place du plancher», note l’analyste de Barclays Capital, Paul Robinson. Selon lui, la BNS devrait le relever à 1,25 au cours du prochain trimestre.
Les cours du brut ont enregistré une troisième journée de hausse alors que Donald Trump n’a pas prolongé l’accord intermédiaire signé en juin avec l’Iran qui est passé à une posture militaire défensive. Les risques de pénurie refont surface malgré la recherche de routes alternatives au détroit d’Ormuz.
La saison des résultats du deuxième trimestre a été exceptionnelle, permettant au marché d’oublier un mois de juillet difficile. Mais certaines publications, pourtant favorables, ont été sanctionnées. Le marché semble attacher plus d’importance aux flux de trésorerie.
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique a annoncé l’attribution de neuf mandats de gestion d’actifs non cotés dans le cadre de sa stratégie de diversification à long terme.
Plus en difficulté, Bigben vient d’entrer en sauvegarde accélérée. Le PDG d’Atari détiendra indirectement près de 43% du capital de la société après les opérations de refinancement.
Touchée par deux nouvelles attaques, la Direction des Finances publiques confirme la compromission de 1,8 million de dossiers cadastraux, tout en minimisant la sensibilité des données dérobées.
Le cabinet de conseil a émis une opinion favorable aux états financiers de Tether pour l'année 2025. Alors que l'heure est à la régulation dans la cryptosphère, l'émetteur de stablecoins non régulés espère que cette annonce rassurera les investisseurs.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Le président de Taïwan, Lai Ching-te a annoncé le versement de 270 euros par personne au titre des résultats exceptionnels de l’Intelligence artificielle
A cause de dépenses publiques en roue libre, la diminution du déficit apparaît de plus en plus compromise. Et la campagne présidentielle, propice aux promesses coûteuses, risque encore de repousser le nécessaire redressement. Les comptes publics menacent de devenir incontrôlables.
Depuis dimanche, les démocrates s'amusent à gonfler la rumeur d'une liaison entre le président et son assistante Natalie Harp. Une stratégie qui agace la Maison Blanche, mais dont rien ne prouve qu'elle sera payante électoralement