La Banque d’Angleterre se prépare malgré elle à une sortie de l’UE
Accusé par les uns de répéter les arguments pro-européens et pressé par les autres de souligner les dangers d’un Brexit, Mark Carney, gouverneur de la Banque d’Angleterre, s’est retrouvé mardi 8 mars face à des parlementaires particulièrement pugnaces lors de son audition devant le comité du Trésor. Le canadien, interrogé sur la position de la BoE concernant les coûts et bénéfices de l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, a dû défendre l’indépendance de la banque centrale face au gouvernement et a souligné l’absence de prise de position sur le vote de la part de l’institution.
«L’appartenance à l’UE renforce le dynamisme de l’économie britannique», a-t-il ainsi écrit dans sa lettre aux parlementaires, même si l’ouverture économique et financière qui en résulte la rend «plus exposée aux chocs extérieurs.» Sur les dangers d’un maintien dans l’UE, le gouverneur a précisé que «les principaux risques sont liés à l’inachèvement de l’union monétaire.»
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