«La Banque d’Angleterre est en pleine période de transition»
Philippe Weber, responsable études et stratégie de CPR AM
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Solenn Poullennec
- L’Agefi: Qu’attendez-vous de la prochaine réunion de la Banque d’Angleterre?
-Philippe Weber: Je n’ose plus guère prendre de paris sur les banques centrales… Je pencherais pourtant pour le statu quo; les minutes de la dernière réunion ne sont en effet pas spécialement alarmistes, et aucun membre n’a souhaité une extension des achats. Il est vrai que ces minutes ne sont pas non plus euphoriques, et que les 50 milliards de livres supplémentaires décidés en juillet seront achetés début novembre: je n’exclurais donc pas totalement une nouvelle vague d’achats. Ce qui me semble très improbable est l’annonce de nouveaux outils: achats d’autres sortes de titres ou «twist» à l’américaine, par exemple. La situation n’est plus aussi urgente, et de plus la Banque d’Angleterre est en pleine période de transition, le mandat de M. King arrivant à expiration. Son successeur n’est pas choisi, il sera donc sans doute judicieux de le laisser imprimer sa marque!
- A quel moment la BCE pourrait-elle déclencher l’OMT?
- Dès que l’Espagne l’aura demandé! Au-delà de ce truisme, la décision appartient maintenant vraiment aux gouvernements. M. Rajoy préférera sans doute demander l’aide du Mécanisme européen de stabilité (MES) et de la BCE à froid. Il a obtenu un bon résultat aux élections régionales de Galice (sa région). Son échec au Pays basque et le risque d’échec en Catalogne aux élections du 25 novembre relèvent plus de spécificités régionales. On peut donc imaginer qu’il n’attendra pas cette date, et il pourrait profiter des réunions de l’Eurogroupe/Ecofin ou du Conseil européen (12/13, puis 22/23 novembre) pour présenter sa demande. Ensuite tout pourrait aller très vite!
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