La Banque centrale européenne pourrait réduire les décotes sur les ABS
Ewald Nowotny livre des pistes de réforme. Le banquier central autrichien, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a déclaré hier dans un entretien à Reuters que la Banque centrale européenne pourrait abaisser la décote appliquée aux titrisations (asset-backed securities) dans le cadre de ses opérations de financement. Un moyen pour elle de relancer le crédit aux PME.
«Ma propre priorité concerne les aspects structurels de la fourniture de liquidités, comme par exemple les structures des ABS, et cet aspect de la fourniture de liquidités est plus important que celui des taux d’intérêt», a expliqué Ewald Nowotny. Une diminution de la décote, qui peut aller jusqu’à 32%, «faciliterait bien sûr les financements, en particulier pour les PME».
La BCE explore depuis plusieurs mois et «à 360 degrés», selon les mots de son président Mario Draghi, les solutions qui lui permettraient de restaurer les canaux du crédit en Europe du Sud. La transmission aux entreprises de sa politique monétaire accommodante se retrouve entravée par les difficultés des banques dans la périphérie de la zone. Les PME n’ayant pas accès aux marchés financiers ont du mal à emprunter, ou alors à des conditions bien plus chères qu’en Allemagne, par exemple.
La relance de la titrisation est l’une des pistes à l’étude, mais le chantier est complexe. Outre la baisse des décotes lors des refinancements, des achats directs d’ABS ont été discutés. La BCE souhaiterait faire intervenir dans ce programme la Banque européenne d’investissement (BEI), qui pourrait soit se charger des achats directement, soit garantir les prêts aux PME qui serviraient de sous-jacents aux titres. Mais pour que le plan soit efficace, la BEI devrait elle-même accroître significativement sa force de frappe, et donc en appeler au soutien de ses actionnaires. Or ceux-ci sont les 27 Etats membres de l’Union européenne, ce qui dépasse le cadre de la zone euro.
«Il faudrait aussi avoir un système de notation objective des crédits titrisés de la part d’un tiers, explique un bon connaisseur du dossier. Or les agences de notation ne notent pas les PME. Et il est difficile de créer de toutes pièces dans les banques centrales nationales qui n’ont pas de réseau, comme en Europe du Sud, un système de cotation des entreprises comparable à celui dont dispose la Banque de France». La BCE n’a donc pas encore trouvé la martingale.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. 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