La banque centrale d’Australie envoie un signal positif sur la croissance mondiale

La RBA a surpris les marchés en laissant son taux directeur inchangé à 4,5%, faisant état de progrès dans la résolution de la crise européenne
Patrick Aussannaire

Enfin un bon signe pour la reprise de l’économie mondiale. La banque centrale d’Australie (RBA) a surpris les marchés en laissant ce matin son taux directeur inchangé à 4,25%, après des baisses opérées aux précédentes réunions de novembre et décembre derniers. Seuls trois des 27 économistes interrogés par Bloomberg avaient prévu une pause. En pleines négociations sur la dette grecque, la description de la situation en Europe faite par le gouverneur de la RBA, Glenn Stevens, dans le communiqué est de nature à soutenir un scénario optimiste. «Beaucoup reste à accomplir pour remettre les dettes souveraines et les banques européennes sur pied, mais des progrès ont été réalisés». Et d’ajouter sur la situation mondiale que, suite aux bons chiffres de l’emploi aux Etats-Unis, «la confiance des marchés financiers, même si elle reste sujette à variation, s’est globalement améliorée depuis début décembre».

Concernant l’économie australienne, Glenn Stevens, explique qu'«avec une croissance qui devrait être proche de sa tendance de long terme et une inflation convergeant vers son niveau cible, le comité a jugé que la politique monétaire actuelle était appropriée pour le moment». Certains économistes commencent même à anticiper des hausses de taux. Adam Carr, économiste chez ICAP, estime ainsi que « les taux devraient restés inchangés pour le reste de l’année avec une première hausse de 25 bp fin 2012».

Cependant, avec une inflation à 2,5% fin 2011, soit le milieu de la fourchette cible de la banque centrale (de 2 à 3%), qui devrait encore ralentir au cours du premier semestre de cette année selon Glenn Stevens, «le biais est encore à l’assouplissement» estime Ali Knight, économiste à la NAB. Sans compter que le Premier Ministre Julia Gillard a alerté la semaine dernière sur les effets d’une devise forte sur le secteur industriel. Et le secteur immobilier pourrait être affecté par des taux qui restent élevés, la plupart des emprunts immobiliers étant à taux variables.

Suite à cette décision, le dollar australien a atteint 1,0806 contre le billet vert, en hausse de 1%, se rapprochant de son plus haut de 1,1080 atteint en avril 2011. Rob Ryan, stratégiste change chez BNP Paribas, estime même qu’il pourrait tester ses plus hauts et atteindre un pic de 1,15. L’Aussie a déjà atteint son plus haut contre euro à 1,2134 et un record de 27 ans contre la livre sterling à 1,4635.

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