« La baisse globale des investissements laisse de la place à la gestion alternative »
Joël Konop, responsable de la gestion diversifiée chez UFG-LFP
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi vous allégez-vous tant, sur les actions que sur les obligations ?
Joël Konop : L’environnement a été modifié. Malgré de bons chiffres macro et micro-économiques, le marché a baissé sur des nouvelles qui ne sont pas fondamentales mais liées à la montée des risques pays, aux craintes sur l’inflexion des politiques budgétaires et monétaires, et aux inquiétudes sur d’éventuelles évolutions réglementaires défavorables. Les trois zones sont concomitamment concernées: l’Europe avec la dette des pays périphériques, les Etats-Unis avec le discours de Barack Obama sur une modification de la réglementation bancaire, et l’Asie avec la hausse du taux de réserve obligatoire et la limitation du crédit en Chine. Nous avons naturellement diminué les actions pour tenir compte de ces facteurs et aborder plus sereinement cette phase de volatilité. Nous avons pris des profits sur l’Asie et l’Europe et remplacé une partie de ces investissements par des actions japonaises et des actions de la zone Europe de l’Est. Dans le même esprit nous avons pris des profits sur le crédit investment grade. Néanmoins nous conservons les taux émergents et high yield qui offrent un potentiel de performance intact.
Quels sont les actifs alternatifs que vous privilégiez ?
Pour la première fois depuis plusieurs mois, la baisse globale des investissements laisse de la place à la gestion alternative. Nous privilégions les stratégies peu directionnelles c’est-à-dire market neutral ainsi que toutes les stratégies fusion-acquisition. Le contexte de marché plus volatil offre également des opportunités sur les arbitrages taux et crédit.
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