Julius Baer maintient résolument le cap sur les marchés émergents

Ils pourraient héberger plus de la moitié des actifs gérés en 2015, contre un tiers aujourd’hui. La collecte 2012 dépasse l’objectif à moyen terme
Benoît Menou

Julius Baer a dévoilé hier dans le cadre d’un point d’activité à fin avril (pour la publication des résultats semestriels détaillés, rendez-vous est pris pour le 23 juillet) une croissance de 4% de ses actifs sous gestion sur les quatre premiers mois de 2012, à 178 milliards de francs suisses, l’équivalent de 148 milliards d’euros. Une progression, en dépit des effets de change défavorables, acquise grâce certes à un effet marché positif, mais surtout sur fond d’une collecte nette positive et supérieure en rythme annualisé à l’objectif à moyen terme d’apports représentant 4 à 6% des actifs sous gestion.

La banque helvétique s’est félicitée de «contributions particulièrement fortes» en termes de collecte de la part du marché allemand mais avant tout des «marchés de croissance». A tel point que «si les tendances régionales se maintiennent », ces marchés émergents pourraient bien, selon Julius Baer, représenter plus de la moitié des actifs sous gestion d’ici 2015, contre plus d’un tiers aujourd’hui.

L’accent placé sur ces marchés n’est pas nouveau, après que la banque a notamment institué l’Asie en tant que «second marché domestique» au même titre que la Suisse. Le groupe ne manque pas non plus d’ambition en Europe de l’Est et en Amérique latine.

Hier, Julius Baer a tenu à rappeler l’ouverture d’un bureau de représentation à Tel Aviv en mars dernier ainsi que le recrutement d’une équipe expérimentée de chargés de clientèle tournés vers le Moyen-Orient.

Pour autant, l’établissement zurichois a mis en garde contre une contraction de la marge brute des activités de trading, sous le coup d’une baisse du niveau d’activité de la clientèle, particulièrement sur les segments des actions et des taux de change. Cela en raison d’un «moindre appétit pour le risque» résultant des perspectives incertaines des marchés.

Bien qu’en hausse, non chiffrée, par rapport à un point bas atteint au dernier trimestre 2011, la marge brute reste ainsi cette année inférieure pour l’instant à 100 points de base (105 pb sur l’exercice 2011). Le coefficient d’exploitation a progressé au-delà de 70% (contre 68% en 2011 et un objectif à moyen terme sous les 66%) mais devrait baisser au cours de l’exercice en cours grâce à «un certain nombre de mesures» déjà mises en œuvre.

Un porte-parole a assuré qu’aucune suppression de postes supplémentaire n’était envisagée.

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