«Il faut se laisser porter par les conditions plus positives actuelles»
Jean-Marie Mercadal, directeur des gestions d’OFI AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi conservez-vous inchangé votre portefeuille depuis début novembre ?
Jean-Marie Mercadal : Notre allocation est inchangée car dès le mois de novembre 2011 nous pensions qu’un rebond des actions était tout à fait possible : l’aversion pour le risque quasi maximale et les faibles valorisations justifiaient cette décision.
D’ailleurs, vos précédentes questions portaient il y a quelques mois sur le fait que notre pondération en actions était plutôt élevée par rapport à «l’ambiance générale assez pessimiste» de l’ensemble de vos panélistes.
Le rebond des actions depuis le début de l’année vous incite-t-il à vous renforcer sur cette classe d’actifs ?
Le rebond observé depuis le début de l’année 2012 [+ 7,5% pour le CAC 40, ndlr] est un rattrapage de certains excès de sous-valorisation, ce dont on pouvait se douter. Dans l’ensemble, les marchés ont été pris à contre-pied : les investisseurs étaient, et sont probablement encore, très prudents dans leurs stratégies d’investissement.
La part des actions détenue par les compagnies d’assurance est proche des plus bas historiques en France. Ne parlons pas des particuliers dégoutés des actions. On sait que dans cette situation, la hausse alimente la hausse.
En revanche, il est encore trop tôt pour affirmer qu’il s’agit d’un véritable retournement de tendance durable compte tenu du contexte économique encore assez morose.
Dans ces conditions, nous conservons notre allocation d’actifs et considérons qu’il faut «se laisser porter» par les conditions plus positives actuelles.
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