«Il est encore un peu tôt pour repondérer massivement les actions »
Franck Nicolas, directeur de l’allocation globale et ALM de Natixis Asset Management
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Bruno de Roulhac
L’Agefi : Pourquoi sous-pondérez-vous à la fois les actions et les obligations ?
Franck Nicolas : Nous anticipons un premier trimestre encore incertain pour les marchés financiers. En revanche, dans le courant de l’année, du fait d’avancées régulières sur l’apaisement de la crise européenne, mais aussi parce que la croissance des émergents sera soutenue par des politiques économiques accommodantes permises par une détente de l’inflation, nous estimons que le marché actions pourrait atteindre son point bas et repartir de l’avant. Les mauvaises nouvelles seront alors largement contenues dans les prix. Dès lors, il est encore un peu tôt pour se repositionner massivement, ce qui explique notre exposition un peu défensive en actions mais nous entendons le faire en plusieurs fois dans l’année. De même, sur les taux, nous considérons que les actifs obligataires des pays cœur de l’euro ont atteint un plancher en taux de rendement en incorporant une récession économique, des difficultés plus structurelles et une détente des taux directeurs en zone euro. Le potentiel de performance de cette classe d’actifs est donc un peu derrière nous.
Quels actifs alternatifs privilégiez-vous ?
Nous privilégions davantage des classes d’actifs d’attente pour le moment. Le crédit corporate présente une assez bonne rémunération du risque, les obligations émergentes également et les obligations convertibles permettent, dans un contexte où la volatilité est un peu redescendue, de prendre date par rapport à une année boursière qui pourrait accélérer dès le second trimestre, avec un effet parachute qui est déjà ouvert puisque le delta des convertibles n’est aujourd’hui pas très élevé.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle.
Confiante après un bon démarrage 2026, la branche assurance du Crédit Agricole s’est mise en quête de nouveaux relais de croissance. Le lancement fin juillet d’une nouvelle entité baptisée Insurance Partners doit notamment lui permettre de développer les activités hors groupe et hors banque à l’international.
Le laboratoire débourse 385 millions d'euros pour ce spécialiste de l'hémato-oncologie, mais les actionnaires de la biotech pourraient recevoir jusqu'à 1,3 milliard de dollars supplémentaires.
Les fonds actions immobilières monde sont analysés pour la première fois. Si les performances à court terme sont encourageantes, à moyen et à long terme, les résultats sont à lire avec plus de réserve.
Les professionnels d'outre-Manche considèrent le risque géopolitique et son impact sur la volatilité des prix de l'énergie comme le risque numéro un sur le marché obligataire, selon une étude publiée par Nedgroup Investments.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.
SERIE D’ETE. Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent
Invitée remarquée des universités d'été de LFI, où elle débattra avec Manon Aubry et Mathilde Panot, la présidente du groupe écologiste à l'Assemblée nationale incarne la tentation d'une partie des Verts de rallier la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Sans préempter le choix des militants, elle précise les conditions et les limites de ce rapprochement