«Il est encore un peu tôt pour repondérer massivement les actions »
L’Agefi : Pourquoi sous-pondérez-vous à la fois les actions et les obligations ?
Franck Nicolas : Nous anticipons un premier trimestre encore incertain pour les marchés financiers. En revanche, dans le courant de l’année, du fait d’avancées régulières sur l’apaisement de la crise européenne, mais aussi parce que la croissance des émergents sera soutenue par des politiques économiques accommodantes permises par une détente de l’inflation, nous estimons que le marché actions pourrait atteindre son point bas et repartir de l’avant. Les mauvaises nouvelles seront alors largement contenues dans les prix. Dès lors, il est encore un peu tôt pour se repositionner massivement, ce qui explique notre exposition un peu défensive en actions mais nous entendons le faire en plusieurs fois dans l’année. De même, sur les taux, nous considérons que les actifs obligataires des pays cœur de l’euro ont atteint un plancher en taux de rendement en incorporant une récession économique, des difficultés plus structurelles et une détente des taux directeurs en zone euro. Le potentiel de performance de cette classe d’actifs est donc un peu derrière nous.
Quels actifs alternatifs privilégiez-vous ?
Nous privilégions davantage des classes d’actifs d’attente pour le moment. Le crédit corporate présente une assez bonne rémunération du risque, les obligations émergentes également et les obligations convertibles permettent, dans un contexte où la volatilité est un peu redescendue, de prendre date par rapport à une année boursière qui pourrait accélérer dès le second trimestre, avec un effet parachute qui est déjà ouvert puisque le delta des convertibles n’est aujourd’hui pas très élevé.
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