HSBC garde le cap sur son développement en France
Se recentrer pour mieux se développer. Telle est en substance l’ambition de HSBC sur le marché français. Si la banque britannique est entrée en négociations exclusives avec le groupe Banque Populaire sur la cession de ses sept banques régionales dans l’Hexagone, représentant la moitié de son réseau, elle conserve de solides ambitions sur le territoire. « Cette opération nous permettra d’accélérer notre développement en banque de détail et dans nos activités commerciales dans le cadre de nos canaux alternatifs, a expliqué Christophe de Backer, directeur général délégué de HSBC, à l’occasion d’une conférence de presse. Le modèle et la marque ont fait le succès de ces banques régionales. Il y aurait dès lors eu moins de valeur à les intégrer sur notre plate-forme. » HSBC réalisera au passage une coquette plus-value de l’ordre de 1,5 milliard d’euros.
« Nous nous développerons en nous appuyant sur ce qui nous différencie de nos concurrents et fait notre force ", a expliqué Peter Boyle, directeur général de HSBC France, citant « la marque, le positionnement à l’international, la mise en œuvre des synergies entre les différents métiers, la réussite des métiers globaux, la capacité à attirer une clientèle se situant dans les cibles stratégiques ». Le groupe présentera notamment le 14 mars le déploiement de son offre Premier à destination de la clientèle patrimoniale en France.
Cette opération de cession laisse néanmoins sceptique l’agence Moody’s, qui a placé lundi les notes de HSBC France sous surveillance avec implication négative. « La vente des sept banques régionales pourrait avoir un impact significativement négatif sur la franchise de HSBC France. En outre, (ces banques) avaient un meilleur ratio d’exploitation que le reste du réseau par le passé. (…) Enfin, la cession va également accroître la dépendance de HSBC France aux activités plus volatiles de banque de financement et d’investissement », explique l’agence de notation.
En 2007, HSBC France a enregistré une croissance de son résultat imposable de 10,8 % à 905 millions d’euros, sur la base d’un produit net bancaire en hausse de 9,1 % à 2,8 milliard d’euros. « L’impact de la crise financière », inférieur à 20 millions d’euros sur les comptes 2007, « est à ce stade extrêmement limité », a précisé la direction du groupe.
Plus d'articles du même thème
-
VanEck cote un ETF dédié à l'infrastructure physique qui entoure le développement de l'IA
VanEck cible l'infrastructure physique de l'IA, alors que les dépenses mondiales en data centers devraient dépasser 750 milliards de dollars cette année. -
PFA échoue à exiger de Meta plus de protection des enfants
A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de Meta, le fonds de pension danois a déposé une résolution visant à engager le géant de la tech à faire davantage en matière de protection des enfants sur les réseaux sociaux. La résolution n’a pas fait l’unanimité. -
Princeton revient sur le désinvestissement de ses pétrolières et fixe un objectif net zéro à 2046
Le fonds de dotation de l’université américaine Princeton abandonne le désinvestissement volontaire des sociétés pétrolières et gazières cotées adopté en 2022 et se fixe un horizon à 2046 pour atteindre la neutralité carbone de son portefeuille de 36,4 milliards de dollars. -
Nest alloue 200 millions de livres à une stratégie de dette d'infrastructure liée au climat
Le master trust britannique engage 200 millions de livres sterling dans une stratégie mondiale de crédit orientée vers la transition climatique, avec un pipeline déclaré au Royaume-Uni. -
Emergence Défense rejoint le manifeste ProMilès de soutien aux armées
La Sicav de place Emergence, qui réunit 21 investisseurs institutionnels et porte un compartiment de capital-investissement dédié à la défense, a signé mardi 2 juin le manifeste ProMilès aux Invalides. -
Nordea AM lance son premier fonds systématique obligataire
La stratégie est notamment gérée par Lucette Yvernault et Marton Huebler, qui sont arrivés en octobre dernier.
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- LBP AM et La Financière de l’Echiquier annoncent leur projet de fusion
- Sanso Longchamp AM gagne pour la première fois l'Alpha League Table
- James Reynolds (GSAM International) : «Il y aura une dispersion croissante des performances en crédit privé»
- Des investisseurs nordiques veulent empêcher le retour des forages arctiques
Contenu de nos partenaires
-
ConcurrenceRoberto Vannacci, le caillou dans la chaussure (de droite) de Giorgia Meloni
Avec son parti, l’ancien général séduit des électeurs déçus par la normalisation de la coalition au pouvoir. La Présidente du Conseil est face à un dilemme explosif : l’embarquer ou le laisser prospérer avant les législatives de 2027 -
Emploi ou retraiteCumul emploi-retraite : pourquoi des députés et DRH dénoncent une réforme contre-productive
Alors qu’elle vise à inciter les seniors à rester en emploi, des opposants de plus en plus nombreux à cette réforme affirment qu’elle produira l’effet inverse -
Violences après le sacre européen du PSG : Lecornu veut faire payer « celui qui détruit »
Mardi 2 juin, Sébastien Lecornu a dénoncé les débordements survenus après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. « Un auteur d'un acte de violence ou de dégradation doit pouvoir réparer », a affirmé le Premier ministre à l'Assemblée nationale