HSBC France achève la réorganisation de sa banque privée

La migration informatique, réalisée le week-end dernier, fait suite à la transformation de l’activité en simple département du groupe
Alexandre Garabedian

Engagée début 2011, la restructuration du métier de banque privée de HSBC en France vient de s’achever. Le week-end dernier, le système informatique de l’ex-HSBC Private Bank a migré sur celui du groupe. Une ultime étape essentielle à la tenue des objectifs fixés dans le plan stratégique 2014. A lui seul, le changement de système est censé faire gagner 15 points de coefficient d’exploitation à l’activité.

Cette migration informatique parachève un double processus. L’entité juridique HSBC Private Bank France a disparu. Elle a été absorbée le 31 octobre 2011 par sa maison mère, pour une valeur nette de 188 millions d’euros qui a fait apparaître un mali de fusion de 72 millions. La simplification juridique visait là aussi à réduire les coûts de la banque privée.

Elle s’est doublée d’une revue des portefeuilles de clientèle. Pour être éligible à la gestion de fortune chez HSBC France, il faut désormais disposer d’un patrimoine de 3 millions d’euros, ce qui situe clairement le groupe dans le haut de gamme par rapport aux autres grands réseaux bancaires, davantage tournés vers la clientèle dite «mass affluent». Cette dernière a été redirigée vers la division banque de particuliers et de gestion de patrimoine. Selon des projections faites à l’époque aux partenaires sociaux, 2.500 comptes auraient ainsi migré. La perte de revenus découlant de ces transferts d’actifs a été compensée par des gains de productivité, puisque les clients «basculés» dans le réseau ne requièrent pas le même suivi.

Si l’accent a autant été mis sur la réduction des coûts, c’est que l’activité n’était jusqu’à récemment guère rentable. Dans ses comptes sociaux en normes françaises publiés au Balo, HSBC Private Bank affichait une perte d’exploitation en 2009 et en 2010. Le groupe préfère mettre en avant les comptes consolidés de l’activité, en normes IFRS, tels qu’ils apparaissent dans son rapport annuel.

Le département banque privée a réalisé un produit net bancaire de 74 millions en 2011, soit moins de 4% de l’ensemble du PNB de HSBC en France, pour un résultat avant impôt de 11 millions. Les encours, que le groupe ne communique pas, ont diminué de 5% à périmètre constant.

Dans la présentation de son plan stratégique 2011, la banque revendiquait 8% de taux de pénétration sur la clientèle dont le patrimoine dépasse 3 millions, ce qui équivaudrait à 2.000 comptes environ.

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