HSBC veut redonner de l'allant à sa gestion de fortune en France

La filiale de banque privée, absorbée en 2012, doit réduire drastiquement un coefficient d'exploitation qui flirtait récemment avec les 100 %

Par Alexandre Garabedian le 07/06/2011 pour L'AGEFI Quotidien - Edition de 7H

 
 

Photo: Bloomberg

Annoncée pour juin 2012, l'absorption de HSBC Private Bank France par sa maison mère a déjà eu un effet concret: le départ mi-mai à la Banque Postale de Daniel Roy, qui présidait l'activité. Le projet, lui, suit toujours le long cours de la consultation des partenaires sociaux. Si cette fusion-absorption doit permettre à HSBC de faire monter en gamme sa banque privée en France, le rapport de l'expert mandaté par le comité central d'entreprise en souligne aussi l'autre objectif: redresser la rentabilité d'une activité en perte de vitesse.

La disparition de HSBC Private Bank France en tant qu'entité juridique s'accompagnera d'un transfert partiel de clientèle en direction du réseau. Il faudra désormais un patrimoine de 3 millions d'euros pour être client de la gestion de fortune. Environ 2.500 comptes migreraient donc vers le segment «Upper Premier» de la banque de détail et seront servis par le centre des Champs-Elysées, à Paris. Près de 4.000 comptes resteraient dans le périmètre gestion de fortune proprement dit.

Voilà pour la montée en gamme. Dans ce nouveau périmètre, HSBC France tablerait sur une croissance de 20% des revenus de l'activité entre 2012 et 2015. Quant aux charges, elles seraient réduites de 10%. L'objectif est de ramener, à l'horizon 2015, le coefficient d'exploitation à 55% environ. Ce dernier flirtait avec les 100% en 2009. La banque ne commente pas ces chiffres.

Les comptes sociaux annuels de la filiale publiés au Balo témoignent des effets de la crise. Entre 2007 et 2010, le produit net bancaire de HSBC Private Bank a plongé de 35%, malgré un redressement l'an dernier (+10%). Le résultat brut d'exploitation est tombé dans le rouge en 2009, et davantage encore en 2010 (de 20 millions), un exercice cependant marqué par des éléments exceptionnels et conclu sur un bénéfice net de 6,6 millions.

Au niveau mondial, la gestion de fortune de HSBC a pâti comme ses concurrentes de la conjoncture, mais aussi traversé deux affaires préjudiciables à son image: le scandale Madoff et le vol de fichiers clients à Genève. L'expert du CCE cite aussi des maux plus spécifiques à la France. Le taux d'infidélité des clients, plutôt élevé (8% à 10%), s'expliquerait en partie par celui des banquiers privés de l'établissement depuis 2007. La base de coûts reste aussi trop élevée par rapport aux 10 milliards d'euros d'encours, qui font de l'ex-CCF un acteur de taille moyenne sur son marché national.

Envoyer par mail
Imprimer cet article
Rétrécir le texte
Agrandir le texte

Illustrations

  • Photo: Bloomberg
 
 
 
 

Réagir à cet article

 
Merci de vous identifier ou de vous inscrire pour réagir à cet article.

0 réaction(s)
 
 

Inscrivez-vous

Pour découvrir gratuitement L'AGEFI Quotidien, WikiFinance, les panels interactifs et notre espace communautaire sur www.agefi.fr

Déja inscrit(e) ou abonné(e) ? Identifiez-vous

 

S’abonner gratuitement aux newsletters

 
 
 
 
 
Partenaires
Ishares
CPR Asset Management Newsmanagers
 
Nomination précédente
Raffaella Piscopo Consultant junior, Global Corporate Services
CBRE Global Investors
Raffaella Piscopo
Consultant junior, Global Corporate Services
Gautier Weigert Consultant junior, Global Corporate Services
CBRE Global Investors
Gautier Weigert
Consultant junior, Global Corporate Services
Jean-Cassien de Mautort Consultant junior, Global Corporate Services
CBRE Global Investors
Jean-Cassien de Mautort
Consultant junior, Global Corporate Services
Stéphane Rimbeuf Responsable de l'industrie consumer Business & Transport
Deloitte
Stéphane Rimbeuf
Responsable de l'industrie consumer Business & Transport
Frédéric Diverrez Directeur général
Monext
Frédéric Diverrez
Directeur général
Nomination suivante
 
 
 
 
 
 

 
 

Communautés

Derniers membres enregistrés