Hi Media : pause confirmée dans l’amélioration de la rentabilité
La marge opérationnelle de 2008 sera inférieure à celle de 2007. Mais la société compte dépasser les 20 % en 2012
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Le secteur de l’internet continue de se défier de la morosité ambiante. Selon une étude de Jupiter Research, la croissance du marché de la publicité en ligne est ainsi estimée à 12 % par an en moyenne jusqu’en 2012. De son côté, Cyril Zimmerman, le président d’Hi Media, confirme ces perspectives optimistes : «Nous ne ressentons aucun ralentissement du marché, le rattrapage sur internet de la publicité se poursuit.» Mieux, en période de ralentissement économique, le dirigeant constate que «la réallocation des budgets du off line vers le on line s’accélère».
Profitant de cette bonne santé du secteur, le groupe veut accélérer la cadence. «C’est le moment de continuer à prendre des parts de marché en vue d’atteindre une certaine maturité», explique le dirigeant qui a prévu d’investir cinq millions d’euros en 2008 dans le développement de l’audience des sites édités en 2007 et dans le lancement de plusieurs nouveaux projets au cours des mois à venir. Après la France et l’Espagne, Hi Media va par exemple décliner jeuxvideo.com sur le marché allemand. C’est d’ailleurs en Allemagne ou en Espagne que la société compte procéder, sans doute cette année, à de nouvelles acquisitions pour renforcer son pôle publishing. Ce dernier a représenté 5 % des ventes du groupe en 2007 et plus de 10 % de la marge brute. L’objectif est de grimper dès 2008 à 10 % du chiffre d’affaires global et plus de 20 % de la marge brute consolidée. Le groupe souhaite aussi mettre en place cette année son porte-monnaie électronique.
Après un exercice 2007 marqué par chiffre d’affaires de 104,2 millions d’euros en hausse de 32 % en pro forma (+45 % en publié) couplé à un résultat opérationnel avant coût des stock-options et actions gratuites à 15,1 millions d’euros (marge de 14,5 %), Hi Media vise pour 2008 une croissance d’environ 35 % de son activité à 140 millions d’euros pour un résultat opérationnel avant coût des stock-options et actions gratuites compris entre 17 et 18 millions d’euros. Une projection qui se traduit par un tassement de la rentabilité opérationnelle (entre 12,1 % et 12,9 %) totalement assumé par la direction qui ne croit pas à une évolution linéaire de sa rentabilité. «Nous allons reprendre dès 2009 une pente ascendante avant de dépasser les 20 % en 2012. Notre capacité à faire plus de 20 % dépendra de notre rythme de croissance dans le publishing», précise le PDG.
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