Havas flirte avec le haut de sa fourchette d’objectif de marge opérationnelle
Les clignotants sont au vert. En février, Havas avait surpris en annonçant une croissance organique de 7,1 %, supérieure à son propre objectif de 5 à 6 %. Hier, le groupe publicitaire a de nouveau rempli son contrat en publiant l’intégralité de ses comptes. Certes, la progression est cette fois moins spectaculaire. Mais en annonçant un résultat opérationnel courant de 169 millions (+21 %), il a délivré une marge de 11 % plutôt dans le haut de sa fourchette de pronostics de 10,5 à 11,2 %. Le marché visait à peine plus : 170 millions d’euros. «Nous avons de la marge de manoeuvre pour poursuivre l’amélioration de la marge opérationnelle courante en 2008» a toutefois souligné le directeur général du groupe, Fernando Rodes. Pas d’inquiétude non plus du côté du net. En hausse de 81 %, il atteint les 83 millions d’euros dépassant de 1,3 million d’euros la cible qu’avait fixée le consensus.
Le cash-flow a profité de cette amélioration des résultats. A 264 millions d’euros, il a été multiplié par plus de 3 en un an et a participé à la réduction de la dette nette. Passée à 226 millions d’euros (-41 %), elle représente désormais 23 % des fonds propres contre 41 % à la fin de 2006.
M. Rodes s’est dit pleinement satisfait de cette évolution «permettant à Havas de retrouver une réelle autonomie financière». Grâce à la marge de manœuvre qu’il s’est donnée, le groupe a d’ailleurs décidé d’augmenter de 33 % son dividende pour le porter à 4 centimes par action. Reste à savoir comment les investisseurs accueilleront cette nouvelle. Car ils attendaient plutôt un dividende de 5 centimes. Et si l’écart est faible en valeur absolue, certains pourraient rétorquer que le dividende est finalement inférieur de 20 % aux attentes du consensus. Ce qui implique un écart de 36 points de base en termes de rendement (1,42 % contre 1,78 % en se basant sur le dernier cours).
Les actionnaires devront en tout cas se prononcer sur ce dividende le 29 mai, date de l’assemblée générale. Ils auront par la même occasion à se prononcer sur les propositions faites concernant la composition du conseil d’administration. Est proposée «la nomination de messieurs Yves Cannac et Pierre Godé en qualité de nouveaux administrateurs indépendants», précise le communiqué. Le conseil propose aussi, en remplacement de Thierry Marraud et Marc Bebon, la nomination d’Antoine Veil, 81 ans, et celle d’Antoine Bernheim, 83 ans, le président de Generali.
Plus d'articles du même thème
-
La France a les atouts pour relancer sa compétitivité
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions. -
PARTENARIATRéindustrialisation : reconstruire une souveraineté durable
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”. -
Le rapport de la Commission sur la compétitivité bancaire peine à convaincre
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités. -
Visa lance sa plateforme de stablecoins
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps. -
La cote parisienne s'érode inexorablement
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024. -
Les fonds suédois collectent près de 1,5 milliard d’euros en juin
L’encours des fonds suédois atteint un nouveau record à 910 milliards d’euros.
ETF à la Une
GMO met au point un ETF dédié aux infrastructures face à la forte croissance du secteur de l'électricité
- Natixis Investment Managers crée sa plateforme d’ETF actifs
- BlackRock dépasse les 15.000 milliards de dollars d’encours sous gestion
- Alséa Partners relance le pari de la gestion « quality growth » en partenariat avec Quaero Capital
- Goldman Sachs enregistre des encours record au deuxième trimestre 2026
- L&G dévoile un nouvel ETF Ucits sur les actions mondiales
Contenu de nos partenaires
-
Guerre au Moyen-Orient : l'échange de frappes continue entre l'Iran et les Etats-Unis
Des bombardements américains ont fait trois morts dans le sud de l’Iran. Téhéran a répliqué : l’armée jordanienne a intercepté des missiles, tandis que Bahreïn et le Koweït ont aussi été la cible du régime iranien -
Ane de BuridanMélenchon ou Glucksmann ? Le choix impossible qui menace de faire imploser les Ecologistes de Marine Tondelier
En l’absence de primaire, les Verts n’ont plus les moyens de mener une candidature autonome à son terme. Quitte à n’être qu’une force d’appoint, certains autour de Marine Tondelier préparent déjà l’après : négocier un ralliement à la présidentielle contre des circonscriptions aux législatives -
Absurdistan« Beaucoup plus vulnérables » : quand les normes de l'UE freinent l'action des pompiers français
La Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France alerte sur l'impact défavorable de plusieurs normes environnementales sur leurs camions