Les marchés anticipent que la Banque centrale européenne augmentera les taux dès l’année prochaine ; de 100 pb d’ici à juin 2010 à en croire la courbe des Eonia (si sa lecture conserve du sens tant que la crise perturbe les fixations de prix). De telles anticipations sont beaucoup trop hâtives et l’analyse ne laisse guère envisager les premiers resserrements monétaires avant le second semestre 2011, pour deux raisons.
D’abord le rebond de l’activité auquel on assiste aujourd’hui n’est pas pérenne. Il prendra fin au second semestre 2010 quand les effets de la désinflation énergétique et des plans de relance auront fait long feu. Les marchés s’apercevront alors que l’écart à la production potentielle se creuse dramatiquement. Si la destruction des capacités productives devenues excédentaires avec la crise – par exemple dans l’automobile, la construction, le transport de biens – conduira bien à une baisse de la production potentielle, il est illusoire de penser que ces ajustements (fermeture d’usine, démontage, consommation de capital, etc.) se feront rapidement. L’écart à la production potentielle continuera donc de s’ouvrir au moins jusqu’en fin d’année prochaine. Notons que la BCE n’a jamais resserré les taux d’intérêt (en 1999, en 2005) avant que la production courante ne retrouve son niveau potentiel, ce qui prendra quelques mois supplémentaires.
Ensuite, Lorenzo Bini-Smaghi, membre du directoire de la BCE, a livré une piste intéressante pour envisager l’agenda possible de la « stratégie de sortie ». Selon lui, la fin de la politique non conventionnelle précédera le durcissement conventionnel des taux. Or, la plupart des mesures non conventionnelles courent encore sur un an : le programme d’achats de covered bonds doit être conduit jusqu’en juin 2010 ; une opération de refinancement à douze mois vient d’être lancée ; l’extension temporaire des critères d’éligibilité pour les prises en pension a été reportée à fin 2010. Manifestement, des hausses de taux ne seront pas à l’agenda de la BCE l’année prochaine.
Les taux longs atteignent des niveaux inédits depuis parfois des décennies aux Etats-Unis, comme en Europe et au Japon, avec une repentification des courbes. La poursuite du conflit au Moyen-Orient fait craindre une inflation persistante tandis que les trajectoires budgétaires ne s’améliorent pas. Le rendement de l’OAT 10 ans a atteint 4,06%.
Les économistes de l’institution monétaire ont décrit les mécanismes qui mènent les innovations de rupture à des corrections de marché. L’euphorie autour de l’IA n’y échappera pas, avec des conséquences pour l’économie européenne.
Au-delà de la sanction éventuelle de la Cnil, les contribuables concernés pourraient demander réparation à la DGFiP, en s’appuyant notamment sur la jurisprudence européenne relative au préjudice d’anxiété.
Le chiffre d'affaires d'Anthropic a été multiplié par 14 au deuxième trimestre par rapport à la même période l'an dernier, a-t-il indiqué à ses investisseurs.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Le geste inédit de la France est considéré par certains, au Royaume-Uni, comme une clé pour débloquer un conflit vieux de quarante ans entre Londres et Athènes sur les frises du Parthénon
Célébrant pour la dernière fois le débarquement en Provence, le chef de l'Etat commence à dresser son testament politique. Il incite les Français à résister au déclinisme
Porté par une clientèle internationale et des carnets de commandes bien remplis, le district conjugue industrie, artisanat et innovation, malgré le défi croissant de la décarbonisation. Voyage entre les chantiers de Viareggio