Hana Financial Group tient la corde pour le rachat de KEB à Lone Star
Le feuilleton de la cession par Lone Star de sa participation majoritaire (51%) au capital de Korea Exchange Bank (KEB) s’est offert cette nuit un nouvel épisode. Le sud-coréen Hana Financial Group a en effet confirmé être en négociations préliminaires avec le fonds texan au sujet de cette opération. Sur la base du cours de clôture de KEB hier à Séoul, le montant de la transaction s’élèverait à 4.300 milliards de wons (2,8 milliards d’euros). Mais une source proche des négociations a fait savoir à Reuters que le prétendant serait disposé à verser une prime de contrôle voisine de 10%, portant ainsi la somme à 3,1 milliards d’euros.
Hana Financial Group refait surface sur l’épineux dossier KEB alors même que le groupe de services financiers sud-coréen doit décider d’une fusion avec son grand rival local, Woori Finance Holdings. Hana devrait faire son choix entre ces deux opérations la semaine prochaine, a confié à Reuters un haut cadre désirant conserver l’anonymat. Les opérateurs ont clairement fait connaître leur préférence pour une union avec KEB, le titre Hana Financial Group gagnant 5% aujourd’hui à l’annonce de l’initiative du prêteur.
Le gouvernement sud-coréen entend céder les 57% qu’il détient au capital de Woori pour près de 4,5 milliards d’euros. Les candidats doivent s’engager sur au moins 4% du capital d’ici le 26 novembre.
Qui plus est, Lone Star a précédemment engagé des pourparlers avec un autre prédateur pour cette participation au capital de KEB dont il cherche à se défaire depuis des années, une procédure longtemps bloquée par les autorités du fait d’accusations de manipulations quant au prix d’achat. En l’occurrence, Australia and New Zealand Bank (ANZ) serait ainsi exclue, Hana ayant selon une source citée par Reuters signé un accord d’exclusivité avec le fonds américain. Une source du régulateur boursier avançait néanmoins cette nuit que KEB pouvait tout à fait mener de front des négociations distinctes.
Certes, le directeur général d’ANZ, Michael Smith, a indiqué la semaine passée que la revue détaillée des comptes de KEB, entamée mi-août, se poursuivait, et qu’une décision serait prise au cours des prochaines semaines. D’un côté, le dirigeant est réputé pour sa discipline en termes de prix à payer pour des acquisitions, de l’autre ANZ fait preuve d’un fort appétit de croissance en Asie, au-delà de son marché domestique mature.
Plus d'articles du même thème
-
L’AMF mise sur la directive SRD 3 pour faciliter l’exercice des droits des actionnaires
Le régulateur français dévoile ses réponses à la consultation de Bruxelles sur la révision de la directive concernant le droit des actionnaires (SRD). -
Les émissions d’obligations d’entreprises signent un premier semestre exceptionnel
Le marché primaire corporate euro a enregistré un semestre record à 285 milliards d’euros, porté notamment par les sociétés américaines, dont les hyperscalers, et soutenu par la forte demande des investisseurs. Et ce malgré le conflit en Iran. -
L'inflation aux États-Unis ralentit plus que prévu en juin
Les rebondissements autour du détroit d'Ormuz pourraient cependant créer de nouvelles tensions sur les prix. -
Les banques françaises ont le sort de Casino entre leurs mains
Le distributeur a choisi la proposition de restructuration de son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, mais il réclame un geste de ses banquiers pour pouvoir la mettre en œuvre. Verdict le 20 juillet. -
Le marché primaire des dettes financières résiste malgré les tensions géopolitiques
Les émissions en euros 2026 ont dépassé celles de 2025 malgré la guerre en Iran, mais avec de fortes disparités selon les segments liées notamment à de moindres besoins en dettes subordonnées. Ce qui devrait limiter la possibilité de battre des records d’ici à fin décembre. -
JPMorgan publie un bénéfice net en hausse au deuxième trimestre
Le titre affichait une hausse de 2,5% en début de séance mercredi.
ETF à la Une
Amundi lance un ETF sur les actions monde
Contenu de nos partenaires
-
Jour J, heure HFin de vie : ultimes vertiges parmi les députés
Alors que « l’aide à mourir » doit être adoptée par un vote solennel ce mercredi, des hésitations se font encore jour au Palais-Bourbon parmi des élus qui ont conscience de vivre un moment d’Histoire -
Encore et encoreEntre l’Iran et Trump, la bataille d’Ormuz repart de plus belle
Echaudé par les attaques iraniennes, le président américain a annoncé l’instauration d’une taxe de 20 % pour le passage du détroit. Avant d’y renoncer sous la pression -
EditorialAide à mourir, la liberté abîmée
Il n’y a pas de liberté véritable si les consciences ne sont pas éclairées par la vérité des faits. Or, à toutes les étapes du débat sur la fin de vie, la vérité aura été maltraitée.