Après avoir parié plus d’un an sur les mêmes titres, les investisseurs ont profité de la récente correction des marchés pour mettre les compteurs à zéro
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Pierre Sabatier et Jean-Luc Buchalet, PrimeView
Ce mois-ci, nous revenons sur notre indicateur de dispersion de performances boursières des valeurs composant le DJ Stoxx 600, qui nous permet d’évaluer si les marchés actions sont en surchauffe.
Depuis le début d’année 2009, cet indice a été multiplié par plus de 14, tiré vers le haut par une hausse inédite du DJ Stoxx 600 ayant atteint 72,4% le 15 avril dernier. Notre indicateur a ainsi atteint au début du mois dernier un niveau proche de ses plus hauts historiques, traduisant une concentration extrême des paris réalisés par les investisseurs, à la fois sur les mêmes secteurs et encore plus sur les mêmes valeurs au détriment du reste de la cote. Or, comme on le constate sur le graphe, les pics atteints lors des quinze dernières années ont toujours coïncidé avec une correction des marchés, engendrant un recul violent et de grande ampleur de notre indicateur (chute d’au moins 50% par rapport au sommet).
La grande lessive entamée à partir de mi-avril sur les marchés actions européens, sur fond de craintes de défaut de paiement de la Grèce, a provoqué un profond turn-over des paris des investisseurs, ces derniers délaissant massivement les valeurs et les secteurs ayant le mieux performé depuis un an.
Notre indicateur a ainsi corrigé de 74% depuis son point haut, et semble ramener les marchés actions européens dans des zones bien moins dangereuses. Ajouté à cela un momentum de bénéfices et de chiffre d’affaires à nouveau extrêmement positifs (aucun secteur en Europe n’a vu ses profits révisés en baisse au cours du dernier mois, ce qui est inédit depuis plus de deux ans), les marchés actions semblent en conséquence plus attractifs aujourd’hui qu’il y a un mois, la correction récente ayant permis de purger les excès des derniers mois.
Toutefois, cet épisode marque également une véritable rupture dans le vaste mouvement haussier débuté il y a plus d’un an et a provoqué une brutale prise de conscience chez les investisseurs, à savoir que les marchés actions évolueront sans doute selon une trajectoire de tôle ondulée dans les années à venir (à l’image du Japon depuis 20 ans). La faute à un endettement public trop lourd à porter pour la plupart des pays industrialisés.
Les très grandes entreprises nationales affichent des gains de productivité plus élevés que dans le reste de l’Europe, grâce essentiellement à leur croissance et non par des réductions d’effectifs. En revanche, la France manque cruellement d’entreprises innovantes parmi ses grands champions.
Réindustrialiser l’Europe ne signifie pas seulement relocaliser la production. Pour reconstruire une souveraineté industrielle durable, encore faut-il financer les bons maillons, disposer de foncier, de compétences, d’infrastructures logistiques et d’une vision de long terme. C’est autour de ces enjeux que se sont articulés les échanges du dernier atelier du groupe de travail “Souveraineté et durabilité : le nouveau couple européen”, co-fondé par Edmond de Rothschild Asset Management dans le cadre du Think Tank “2030, Investir Demain”.
Le document a été présenté et publié vendredi. Si le diagnostic est consensuel, les remèdes évoqués font débat. Pour Maria Luis Albuquerque, commissaire chargée des services financiers et de l’Union de l’épargne et des investissements, la tâche à venir la plus ardue sera de parvenir à changer les mentalités.
La «Visa Stablecoin Platform» permettra la détention, l'échange et l'émission de stablecoins. Elle sera accessible en version bêta à une sélection de clients dans un premier temps.
L’Autorité des marchés financiers objective dans un document de travail l’attrition de la place de Paris, chiffrant la baisse du nombre d’émetteurs sur Euronext Paris et Euronext Growth, ce marché enregistrant un recul depuis 2024.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
L’exécutif étudie une baisse de 10 centimes par boîte du prix du paracétamol. Une idée qui ferait économiser 30 millions d’euros à l’Assurance maladie sur un an
Le sort du projet de loi destiné à venir en aide aux agriculteurs est suspendu à un article permettant le retour de l'acétamipride. Les députés du groupe de Gabriel Attal demandent au Premier ministre de tenir ses engagements et de sortir du texte la question des pesticides