Golden share : une dérogation semble possible dans le cas d’EADS
Si Bruxelles est par principe opposé aux dispositifs restrictifs, la Cour de justice européenne reconnaît toutefois l’existence de secteurs stratégiques
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Florence Autret, à Bruxelles
Les actions spécifiques ou golden shares ont-elles leur place en Europe ? Les déclarations récentes du secrétaire d’Etat allemand à l’Economie Peter Hintze, selon lesquelles Paris et Berlin réfléchissent à la création d’une golden share dans EADS, ont relancé ce débat lancinant. Lancinant et confus, y compris au sein de la Commission européenne. Son commissaire en charge du Marché intérieur Charlie McCreevy est hostile aux distorsions au principe de proportionnalité entre pouvoir dans l’entreprise et niveau de participation au capital, même s’il n’a pas réussi à hisser le principe «une action, une voix» en règle européenne. En juillet, son collègue britannique en charge du Commerce, Peter Mandelson, avait suggéré d’«imaginer des dispositifs qui garantissent le contrôle européen sur les secteurs vitaux, comme une golden share européenne». Mais sa proposition est restée sans suite.
A défaut de ligne politique claire, la Cour de justice européenne a défini de façon très restrictive les marges de manœuvre des autorités publiques. En 2002, elle avait invalidé, au nom de la libre circulation des capitaux, les droits attachés à l’action spécifique de la France dans Elf-Aquitaine, qui comprenait un système d’autorisation préalable pour les participations supérieures à 10 %. Tout récemment le Land de Basse-Saxe a dû renoncer à son droit de contrôle sur Volkswagen. «Avec le cas Volkswagen, la Cour est allée très loin, trop peut-être» dans la remise en cause d’un système historique de contrôle public, estime Christophe Clerc, associé chez Shearman & Sterling. Par ailleurs, «la Cour reconnaît l’idée de «secteurs stratégiques» pour permettre des dérogations à l’article 56», ajoute-t-il, estimant qu’il ne faisait pas de doute qu’un groupe comme EADS relevait de cette catégorie.
Si les principes de proportionnalité et de nécessité posés par la Cour pour déroger au principe de libre circulation ne semblent donc pas devoir être remis en cause, la création d’une golden share n’apparaît pas impossible dans la pratique. En 2002, le gouvernement britannique a d’ailleurs abaissé de 49 % à 12 % le seuil au-delà duquel il peut opposer son veto à une prise de participation dans BAE System, sans que la Commission européenne ne s’y oppose. S’agissant d’EADS, «il me semble que le contexte permet la création d’une golden share», estime Christophe Clerc.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
« Il vaut mieux mettre fin à la guerre maintenant, alors que nous sommes en position de force et dans la dignité », a estimé le président iranien, Massoud Pezeshkian, vendredi 21 août. De son côté, Washington cherche à renforcer sa guerre économique contre Téhéran
Avant même la présentation de sa copie devant le Parlement, le Premier ministre recule sur une mesure d'économies qu'il avait lui-même annoncée qui devait passer par décret. Un arbitrage au goût amer pour les partisans de la nécessaire réduction du déficit