Go Sport donne la priorité au ciblage des investissements face à l'érosion des ventes en France
Nommé en juillet dernier directeur général de Go Sport, François Neukirch veut mettre fin à l’érosion des ventes de son enseigne en France. Un impératif alors que Go Sport France représente le seul foyer de pertes du distributeur d’articles de sport, la direction indiquant sans plus de précisions que «Courir et nos activités à l’international sont profitables». Après une baisse de 2,1% en 2006, le chiffre d’affaires de l’enseigne s’est ainsi à nouveau replié de 3% l’an passé dans l’Hexagone. Pour arriver à ses fins, le directeur général a décidé de rompre avec les pratiques de ses prédécesseurs en mettant fin à l’expansion du groupe en France. Une période de gel des ouvertures a ainsi été décidée qui succède à cinq ouvertures en 2007. Ce choix doit permettre une réallocation des investissements en France «pour le remodeling des magasins à fort potentiel de chiffre d’affaires et de rentabilité», indique François Neukirch, qui précise que cette action se traduit par un gain de 15% de chiffre d’affaires additionnel dans les magasins effectivement rénovés. L’autre chantier de la direction est toujours de réduire drastiquement le nombre de ses fournisseurs et de ses références, le dirigeant rappelant que 20 marques réalisent 60% des ventes. «Notre souci est d’avoir moins de produits et de mieux les exprimer, alors qu’aujourd’hui, nos linéaires sont pleins et peu visibles», indique d’ailleurs le directeur général. La politique reste aussi d’assurer la montée en puissance de la marque propre du groupe, tout en laissant une large place aux marques «pour enrayer la baisse du prix de vente moyen par article». Le discours de la nouvelle direction s’est voulu plutôt optimiste pour l’exercice en cours : «Nous visons un retour rapide de la rentabilité», a ainsi précisé le dirigeant, en soulignant que cet objectif devait être atteint «dans les meilleurs délais». Certes, le groupe a enregistré en 2007 sa quatrième année consécutive de pertes opérationnelles mais celles-ci ont été fortement réduites à -3,4 millions d’euros, contre -11,9 millions un an plus tôt, sous l’effet d’un gain de marge (+4,3 millions d’euros) et d’une réduction des charges d’exploitation (-4,2 millions d’euros). Le résultat net s’est élevé à 12,9 millions d’euros, intégrant 23,1 millions d’euros de plus-value après impôts sur la cession des murs de six magasins au 31 décembre 2007.
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