GLG Partners accélère son développement dans le giron de Man Group
Avec 33,9 milliards de dollars d’encours, GLG Partners pèse pour près de la moitié des actifs de Man (71 milliards au 30 juin 2011), qui a acquis le gérant alternatif britannique en mai 2010. «Le rapprochement a porté immédiatement ses fruits, se félicite Pierre Lagrange, cofondateur (en 1995) et senior managing director de GLG. Nous bénéficions de l’apport d’une clientèle institutionnelle du groupe Man, en Allemagne, en Suisse alémanique, au Japon et en Australie notamment, mais aussi de nouvelles ressources en Asie en matière de gestion». Les offres des deux gestionnaires sont apparues très complémentaires : Man s’appuie sur une gestion de fonds de hedge funds (13,2 milliards), et via sa filiale AHL, de fonds de futures (CTA) (23,9 milliards), tandis que GLG a progressivement déployé une gestion active couvrant toutes les classes d’actifs, à travers des stratégies alternatives (20,2 milliards), mais aussi traditionnelles (long only) (13,7 milliards).
Si GLG a toujours développé en parallèle ces deux types de gestion (et s’était même renforcé en gestion «long only» en 2009 avec l’acquisition de SGAM UK), le gérant s’attache aussi à répliquer en format OPCVM la plupart de ses hedge funds de droit caïmanais. «Nous observons une plus forte dynamique de la demande côté Ucits et venons ainsi de lancer notre treizième OPCVM alternatif, un long-short equity sur actions européennes multisectoriel. Nous sommes équipés pour répondre aux besoins des investisseurs dans ces deux domaines, onshore et offshore», précise Pierre Lagrange. Il évite cependant de chercher à dupliquer tous ses fonds offshore, ce qui nécessiterait parfois le recours à des swaps de performance, sur les marchés du crédit ou des convertibles en particulier, «afin de respecter l’esprit de la directive Ucits, de gérer des fonds les plus purs possible et en respectant à la lettre le processus de gestion du véhicule d’origine ».
Dans ce contexte, la mise en œuvre dans deux ans de la directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers), qui encadrera plus rigoureusement les gérants alternatifs européens, ne constitue pas une contrainte supplémentaire aux yeux de Pierre Lagrange, qui observe que «toutes les mesures prévues sont d’ores et déjà appliquées, car nous offrons déjà la plus grande transparence sur nos positions aux régulateurs comme à nos clients et mettons en œuvre des effets de levier modérés».
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