Fidelity tarde à prendre un nouveau départ en dépit de ses performances de gestion
Les actifs frisaient, fin 2007, la barre des 1.600 milliards de dollars, en progression de 15 % sur un an
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Benoît Menou
Le numéro un mondial de la gestion de fonds communs, Fidelity, s’est targué la semaine dernière de performances de gestion flatteuses l’an passé. Las, les investisseurs boudent toujours ses fonds actions et obligations, le gestionnaire devant se consoler avec une collecte importante sur les fonds monétaires, aux marges bien plus réduites.
Le montant des actifs sous gestion du groupe de Boston a progressé de 15,3 % pour atteindre, fin 2007, 1.596 milliards de dollars (1.100 milliards d’euros). Et le chiffre d’affaires de la maison mère FMR (Fidelity Management and Research) a affiché un gain de 16 % à 14,9 milliards de dollars, pour un résultat imposable en progression de 20,2 % à 2,16 milliards de dollars.
Cependant, l’attention des observateurs se fixe depuis quelques années sur la fuite de capitaux concédée sur les fonds actions et obligations. Les premiers ont pâti d’une collecte négative à hauteur de 18 milliards de dollars en 2007. Pourtant, dans leur ensemble, la performance des fonds de Fidelity a surpassé celle de leurs comparables dans 73 % des cas en 2007, contre 58 % un an auparavant. 72 % des fonds actions y sont parvenus, contre 48 % en 2006. Autant de performances notables au regard de l’étendue de la gamme, riche de 436 fonds au total fin 2007.
Le salut est notamment venu en 2007 du succès des services spécialisés de courtage ou de fonds de pension, dans le sillage de la nomination de Rodger Lawson en tant que numéro deux du groupe. Le gestionnaire a confié souhaiter étudier son renforcement sur le segment des fonds spéculatifs ainsi que le développement de partenariats avec des assureurs dans le domaine de la gestion des retraites. Pour Rodger Lawson, « nous devons être ouverts à de nouveaux produits et à une nouvelle géographie du marché pour soutenir notre croissance future ».
Pour Financial Research, 2008 ne correspond pas à la fin des soucis puisque le cabinet d’études a indiqué la semaine passée que Fidelity a subi une collecte négative de quelque 9,9 milliards de dollars en janvier sur ses fonds actions et obligations. Soit plus que tout autre de ses concurrents tandis que ses principaux rivaux, Vanguard et American Funds (Capital Group), engrangeaient respectivement 8 et 2 milliards de dollars. Un porte-parole de Fidelity s’est alors empressé d’avancer que ses fonds monétaires avaient enregistré le mois dernier une collecte nette de 20,3 milliards de dollars.
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