Dans le match qui oppose la Réserve fédérale à la BCE, l’équipe américaine mène 175 à 0. Entendez que depuis que la crise s’est déclarée l’été dernier, la Fed a abaissé ses taux de 175 points de base, tandis que la BCE les a laissés inchangés. Que les développements différents de la crise des crédits et les décalages de cycles économiques des deux côtés de l’Atlantique aient justifié, dans un premier temps, des différences d’approche monétaire, est compréhensible. Mais que ces différences s’accusent au fil du temps, alors que les conséquences du resserrement général du crédit sont aussi claires des deux côtés de l’Atlantique est troublant. Pour la Fed, rien ne justifie d’attendre : la récession est aux portes, le système bancaire est fragilisé, l’inflation ne saurait être le sujet principal. La banque centrale américaine pratique comme jamais la politique du taux de chômage, au risque de sacrifier sa crédibilité sur le front de l’inflation. A l’inverse, la BCE s’en tient à son credo anti-inflationniste, par crainte des effets salariaux «de second tour», sans paraître se préoccuper outre-mesure des signaux conjoncturels préoccupants, à commencer par le credit crunch qui se dessine dans ses propres statistiques, notamment à l’égard des entreprises. Les banques centrales sont intervenues conjointement sur les marchés monétaires pour restaurer la confiance. Leur désaccord croissant en matière de politique monétaire ne va clairement pas dans ce sens.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Alors que le président ukrainien est affaibli par une crise politique et que la Russie multiplie les frappes meurtrières, l'Union européenne devrait endosser un rôle décisif pour faire cesser le conflit
Après les combats qui les ont opposés en janvier, l'Etat central dirigé par Ahmed al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes ont lancé des négociations pour réunifier la Syrie
Notre chroniqueur a lu le court roman Samuel Poisson-Quinton, dans lequel chaque terme n’apparaît qu’une fois. Un livre addictif qui interroge la mémoire, la perte et les limites du langage