Faiblesse accrue de la demande de bureaux en Ile-de-France
La dégradation de la conjoncture économique est en cause. Mais pour le marché de l’investissement, le point bas semble être passé
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Violaine Le Gall
Les difficultés des entreprises continuent de peser sur l’immobilier francilien. La demande placée, qui regroupe les transactions locatives et les ventes à des utilisateurs, a chuté de 21 % entre le deuxième et le troisième trimestre à 346.500 mètres carrés, d’après Immostat-IPD. Sur un an, le repli est de 52 %. «Les tendances actuelles vont se poursuivre au moins jusqu’à mi-2010 car même si la récession semble se terminer, nous ne sommes pas encore sortis de la crise. La plupart des entreprises continuent de souffrir et n’envisagent pas de croissance des effectifs ou des chiffres d’affaires à moyen terme», souligne Marc-Henri Bladier, directeur des bureaux chez CB Richard Ellis France.
Pour Jones Lang LaSalle, la demande placée ressortirait à 1,8 million de mètres carrés en 2009, contre 1,2 million sur les neuf premiers mois de l’année et 2,39 millions en 2008.
Conséquence de la faiblesse de la demande, le taux de vacance progresse, à 6,8 %, contre 4,9 % fin 2008. Il pourrait atteindre 7 % fin 2009 puis plafonner à 8 % d’ici un an d’après les spécialistes. Logiquement, les loyers faciaux baissent. Ils s’élèvent à 306 euros par an et par mètre carré, contre 317 euros en 2008.
Le marché de l’investissement montre, lui, des signes de reprise. Il faut dire que le gel du marché du crédit s’est traduit par un arrêt brutal de l’activité au premier trimestre. Au troisième trimestre, les engagements ont augmenté de 53 % par rapport au second, à 1,25 milliard d’euros. Mais ils chutent de 35 % sur la base du troisième trimestre 2008.
D’après Jones Lang LaSalle, les investissements en Ile-de-France seraient compris entre 4 et 5 milliards en 2009 et entre 5 et 7 milliards l’année suivante, des niveaux inférieurs aux 8,4 milliards investis en 2008.
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