Facebook met à mal le pouvoir des Etats et des banques centrales
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Alexandre Garabedian
Il y a des dizaines de cryptomonnaies… et puis il y a le libra, de Facebook. Le réseau social doit dévoiler ce mardi les grandes lignes de son projet de monnaie virtuelle ainsi qu’une longue liste de partenaires de haut vol, comme Iliad en France, qui soutiennent cette initiative. Ne nous y trompons pas : si Facebook parvient à installer son libra dès 2020 chez ses 2 milliards d’utilisateurs quotidiens, ce sont à terme toute l’industrie financière et l’ordre monétaire traditionnel qui se trouveraient bouleversés.
Sur le papier, le groupe américain compte en effet les atouts nécessaires pour bâtir un écosystème indépendant. Il dispose d’une masse critique de clients et d’un gisement inépuisable de données. Si ses fidèles se convertissent au libra, il lui serait facile, ensuite, de leur proposer des services de crédit et d’assurance, et de développer des outils de notation. Pour les banques et les assureurs, le choc serait rude. Le libra de Facebook remettrait aussi en cause la gestion de la masse monétaire par les banques centrales et le pouvoir régalien des Etats, qui repose notamment sur le privilège de battre la monnaie.
La cryptomonnaie Facebook devrait certes être adossée à un panier de grandes devises afin d’assurer sa stabilité et d’éviter les fluctuations du bitcoin. Mais sa gouvernance opaque, par le biais d’une fondation de droit suisse, légitime toutes les craintes, tout comme l’historique désastreux de Facebook en matière de protection des données personnelles. Une fois le groupe de Mark Zuckerberg sera devenu un émetteur monétaire et un acteur de poids dans le financement des économies, qui pourrait l’empêcher d’imposer ses choix aux Etats, ou de mettre sa puissance au service de régimes totalitaires ?
Les régulateurs et les banques centrales, qui surveillent aujourd’hui de près le développement des cryptomonnaies, ont bien senti la menace posée par ce type d’acteur. Aucun responsable politique d’envergure ne s’est en revanche ému, en France, d’un sujet pourtant structurant pour nos démocraties. Le temps presse, pourtant : 2020, c’est demain, et l’expérience a montré combien il est difficile d’imposer a posteriori à la big tech des règles de fonctionnement équitables.
Le pionnier du streaming vidéo a tenté de rassurer les investisseurs en multipliant les annonces, peu avant la publication de ses résultats trimestriels, jeudi 16 juillet. L’action Netflix a reculé de plus de 40% ces douze derniers mois.
Avec ce nouveau produit dédié à l'investissement durable, l'assureur veut répondre à une double attente des épargnants : donner du sens à leur épargne tout en conservant sécurité et rendement.
Détenu par ses associés, le gérant français de private equity accueille le spécialiste des GP stakes comme actionnaire minoritaire afin d'accélérer son développement.
Le taux du Livret A augmente un peu moins qu’anticipé et celui du Livret d’épargne populaire reste stable. De mauvaises nouvelles pour les épargnants qui font les affaires des banques.
Plus de 50 prestataires de services de paiement étaient candidats pour participer au projet de l'euro numérique. Seule une banque française a été sélectionnée : BPCE.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Ce mercredi, les députés vont voter le projet de loi Ripost, qui contient la création de plusieurs délits concernant la consommation détournée de protoxyde d’azote. Une bonne nouvelle pour les associations de sécurité routière
La mission flash menée par le député PS étrille un dispositif de soutien aux « gros rouleurs » qui n’a bénéficié qu’à 24 % des personnes éligibles. Face à ce non-recours massif, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon juge « normal » que l'obtention de cette aide de 100 euros repose sur une démarche volontaire
Le gouvernement impose des restrictions inédites pour éviter des situations dramatiques en août. Les débits d'eau diminuent rapidement, et aucun territoire n'est à l'abri du risque d'incendies