Eurofins Scientific amorce une phase de retour sur investissements
Eurofins Scientific a d’ores et déjà bouclé son programme d’acquisitions pour 2008. Alors que le prestataire de services bio-analytiques pensait temporiser en la matière en 2007, son management a finalement procédé à deux opérations en fin d’année, avec le rachat du scandinave Lantmännen Analycen en octobre 2007, puis celui d’Operon en décembre, dont seul le bilan a été intégré dans les comptes du groupe. «Nous avons décidé de saisir ces opportunités qui renforcent nos barrières à l’entrée : Analycen nous a permis de devenir le premier intervenant du marché de l’analyse des produits agroalimentaires pour l’alimentation humaine et animale en Scandinavie (le groupe y occupait déjà cette position sur les analyses environnementales, NDLR), expose Gilles Martin, PDG-fondateur d’Eurofins Scientific. Basée aux Etats-Unis, en Europe et au Japon, l’acquisition d’Operon fait de nous le numéro un en Europe des services génomiques avec le plus gros centre d’analyse de l’ADN à Munich.» L’enjeu du groupe pour l’exercice en cours sera de se concentrer sur l’intégration des sociétés acquises, et plus particulièrement celle d’Analycen dont l’outil est composé de petits laboratoires appelés à être regroupés pour gagner en productivité. En consolidé et par extrapolation, les objectifs sur la base du périmètre actuel font état d’un chiffre d’affaires d’environ 620 millions d’euros, en croissance de 26%, dont 10% par rapport au pro forma 2007.
A plus long terme, le PDG a renouvelé l’objectif de chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros en 2011, impliquant l’acquisition d’environ 200 millions d’euros de revenus si aucune opération ne survient d’ici à la fin de l’exercice. Fort de l'émission d’Obsar (obligations à bon de souscription d’action remboursable) de 120 millions d’euros réalisée en mars 2006, puis du placement d’un emprunt hybride subordonné d’un montant de 100 millions d’euros en mai 2007, Eurofins a mis en avant ses marges de manœuvre en matière de financement de sa croissance. Surtout, le dirigeant espère afficher, pour les trois années qui viennent, une «forte croissance» du résultat net et du cash-flow grâce à l’arrivée à maturité progressive des laboratoires en développement et à l’optimisation fiscale amorcée en 2007 avec un taux d’impôts ramené de 37,6% en 2006 à 32,5% en 2007.
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