Atteignant des sommets, la volatilité implicite de l’indice et sa pente call / put ont entraîné un triplement des volumes d’options traitées
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Emile Djelassi, Newedge
Quelle abondance d’événements pour la structure à terme au cours des deux dernières semaines! Les problèmes d’endettement des pays européens, le plan de sauvetage de la Grèce (si ce n’est celui de l’euro) et les violents mouvements de marché qui ont suivi, ont eu un rare impact sur la structure à terme de la volatilité implicite (VI). Bien entendu, la VI à la monnaie s’est envolée, mais le smile (écart des VI put et call) a, quant à lui, atteint des niveaux exceptionnels, même comparé au début de la crise financière de fin 2008.
Les premiers mouvements de VI liés à la baisse de l’indice ont été modérés, attirant d’opportunistes vendeurs de puts 70% et 80% jusqu’au vendredi 7 mai, jour critique de la plus importante hausse de l’écart de VI entre put 90% et call 110% jamais vue.
La peur du krach était bien présente, le smile n’en était que le reflet. Depuis, même si le calme est plus ou moins revenu, comme reflété par la baisse de la VI à la monnaie, la pente de la volatilité par prix d’exercice est restée ancrée sur des niveaux très élevés.
Couvrir son portefeuille à la baisse reste néanmoins envisageable. En effet, tous les éléments décrits précédemment rendent le prix des put spreads assez attractif malgré une volatilité à la monnaie élevée. Il ne serait pas inintéressant non plus de monter des put spreads ratio ou des put ladders sur septembre 2010 en encaissant une prime, le delta de ces stratégies pouvant passer négatif au cours du temps. A contrario, l’achat de puts en sec, voire même combiné à une vente de call, reste très onéreux.
Les volumes traités sur les options ont littéralement explosé, comprenant de nombreuses prises de gains, de nouvelles couvertures, des roulements (rolls) de positions. Au vu des niveaux actuels de smile, de convexité et de VI, rien ne semble indiquer que cela s’arrêtera de sitôt.
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