Euro Stoxx 50 : la pression à la baisse sur le prix des options se poursuivra
Répliquer le delta par les futures pourrait s’avérer plus économique que l’achat de puts
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Daniel Roy - Newedge
La volatilité implicite (VI) 90 jours de l’Euro Stoxx 50 avoisine maintenant le niveau de 20%, correspondant à des variations quotidiennes anticipées de 1,26%. Nous pensons que la VI de l’indice ne saurait tarder à se négocier encore plus bas, tant la volatilité réalisée (VR) de l’indice est modérée. La VR 30 jours atteint en effet le niveau extrêmement faible de 10% en rythme annualisé, soit une variation moyenne quotidienne de 0,63%.
Autrement dit, la vente d’options semble être toujours une activité rentable pour les banques et les teneurs de marchés. La pression baissière sur la VI, et donc sur le prix des options, a ainsi de forte chance de se maintenir.
Toutefois, cette détente de la VI pourrait être brièvement endiguée par les publications de résultats et le PIB américain du quatrième trimestre 2009 qui sera dévoilé à la fin du mois. Ces événements à venir semblent d’ailleurs avoir soutenu la demande de puts. D’un mois sur l’autre les puts de prix d’exercice 10% en dehors de la monnaie ont vu leur VI diminuer dans une moindre mesure (0,8 point de pourcentage) que les options d’achat de prix d’exercice symétrique, en repli de 1,4 pp. La courbe de volatilité s’est donc légèrement pentifiée.
Tout cela rend la situation délicate pour les gestionnaires d’actifs. Se couvrir coûte cher et la valorisation de la couverture ne cesse, à sous-jacent constant, de diminuer non seulement à cause du thêta, mais du véga également.
Une stratégie consistant à répliquer le delta de l’option par le biais de contrat futures pourraient être moins chère que l’achat de puts. Son principal risque étant l’apparition de fortes variations de marché en cours de séance ou d’une séance à l’autre. Or, actuellement ces «gaps» sont peu fréquents et l’ajustement des quantités de futures, aisé à réaliser.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
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