Face à une concurrence accrue, les fonds LBO diversifient leur approche
Avec une «dry powder» de 695 milliards de dollars en 2018, ils sont désormais prêts à prendre beaucoup plus de risques.
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Daxia Rojas
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Crédit Thinkstock.
Encore une année record pour les fonds LBO. Si le marché a connu une baisse de 13% sur un an du nombre de transactions, qui s’est établi à 2.936 à travers le monde en 2018, la valeur totale des acquisitions a en revanche progressé de 10%, à 582 milliards de dollars (512,7 milliards d’euros), d’après le dixième rapport annuel de Bain & Company sur le secteur publié mardi.
«La réduction du nombre d’opérations est due à la forte concurrence et à la hausse du prix des actifs», explique Jean-Marc Le Roux, responsable France du private equity chez Bain.
Ces conditions, qui compliquent la recherche de cibles, ont aussi favorisé les sorties. En 2018, 1.146 transactions ont été réalisées pour un montant total de 378 milliards de dollars, un niveau comparable celui de l’année précédente, où les sorties représentaient 366 milliards de dollars. Sur l’année passée, la dry powder (poudre sèche) des fonds LBO, qui correspond aux montants levés non encore investis, a atteint 695 milliards de dollars, contre 520 milliards en 2017, sur un total de 2.000 milliards de dollars tous types de fonds deprivate equityconfondus. Or, selon le rapport, les fonds LBO détiennent 67% de cette poudre sèche dans des véhiculés levés ces deux dernières années, ce qui indique que les récentes transactions éliminent peu à peu l’ancien capital au profit du nouveau.
Cette surabondance de liquidités pousse les fonds LBO à diversifier leurs stratégies d’acquisition. «Les opérations les plus simples sont soumises à la concurrence d’autres types de fonds d’investissement comme les fonds de pension, qui pratiquent de plus en plus l’investissement direct», explique Jean-Marc Le Roux. «On voit donc des investisseurs prêts à prendre beaucoup plus de risques, comme investir dans des entreprises peu prometteuses auxquelles ils feront prendre un virage sur quelques années, ce qui implique aussi une détention plus longue du capital»,ajoute-t-il. Les stratégies «buy-and build», qui représentent 50% des transactions, et de M&A à grande échelle, ont aussi le vent en poupe chez les fonds LBO, surtout aux États-Unis. De plus en plus d’investisseurs LBO lèvent de nouveaux fonds pour faire du capital-développement, comme OVH, ou des fonds sectoriels. Les opérations de retraits de la cote, c’est-à-dire des transactions allant du marché coté vers le marché privé, font aussi partie des tendances très présentes outre-Atlantique qui pourraient continuer à se développer en 2019, selon Bain.
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