« En changeant de ton, la BCE retire un soutien pour l’euro face au dollar »
estime Thierry Sarles, gérant obligataire international chez CPR AM
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Propos recueillis par Tân Le Quang
L’Agefi : Quels sont les facteurs de soutien pour le dollar?
Thierry Sarles : Le dollar, dans sa valorisation actuelle, intègre un très grand nombre de facteurs défavorables. Tout d’abord, l’activité économique américaine a déjà ralenti, les indices de confiance ont beaucoup baissé, l’ISM des services passant dans la zone de récession. Compte tenu du ralentissement de la demande intérieure, la balance commerciale a arrêté de se dégrader et commence même à se redresser. La Fed a baissé son taux de refinancement de 225 points de base depuis l’été 2007 de 5,25 % à 3 %, dont 75 points de base en «intermeeting» mi-janvier, et le marché anticipe ce taux à 2 % au début de l’été.
En zone euro, les mauvaises nouvelles commencent à arriver. La BCE vient juste de changer son discours en abandonnant la thèse du découplage avec l’économie américaine et pointe les risques de ralentissement, dont le marché a déjà pris acte en anticipant des baisses de taux, retirant ainsi un grand soutien pour l’euro face au dollar.
La politique de baisse de taux modérée et opportune de la BoE est-elle une bonne nouvelle pour la livre?
Le dernier rapport sur l’inflation de la BoE montre bien la difficulté de l’exercice auquel elle doit faire face. En simulant l’impact des baisses de taux anticipées par le marché sur l’inflation à venir, l’objectif de repasser en dessous du taux cible de 2 % à moyen terme n’est pas réalisé. Cette même simulation à taux inchangé le permet.
En zone euro, comme le mentionne Jean-Claude Trichet dans son dernier discours, les anticipations d’inflation à moyen terme restent bien ancrées et ne devraient pas entraver la BCE dans ses décisions de politique monétaire, enlevant du soutien pour l’euro face à la livre. La variation du différentiel de taux courts anticipé revient en faveur de la livre.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon