Eiffel lance un fonds d’impact, de dette privée
Eiffel Investment Group s’aventure dans le segment concurrentiel des mid caps. Le gérant d’actifs annonce, ce mardi, le lancement d’un fonds de dette privée, d’impact, dédié au financement des ETI disposant d’un Ebitda moyen de 50 millions d’euros. Les entreprises sélectionnées devront respecter 100 critères d’impact mis en place par les agences Ethifinance et Luxflags.
«Avec ce fonds, nous avons voulu mettre sur un pied d’égalité la dimension risque et la dimension impact», explique à L’Agefi Antoine Maspétiol, gérant du fonds et ex-responsable de l’activité de dette privée chez Aviva Investors. «La deuxième étape sera de définir pour chaque investissement un objectif quantifiable auquel nous attribuerons un ‘covenant’ [clause de sauvegarde, NDLR] d’impact», ajoute-t-il.
Thématique générale : la création d’emplois
Concrètement, le taux du prêt pourra augmenter ou baisser en fonction du respect des objectifs définis en accord avec les entreprises. Ces objectifs peuvent être liés à une baisse du bilan carbone, à la création d’emplois, à l’égalité hommes/femmes ou à la réduction des risques d’accidents du travail. «Si les entreprises respectent leurs engagements, la marge du financement diminuera. A contrario, un bris de ‘covenant’ pourrait, en théorie, entraîner le remboursement anticipé du prêt», prévient Antoine Maspétiol. «Mais, globalement, l’objectif a vocation à évoluer et à s’améliorer au fil du temps, l’idée est d’avoir un dialogue régulier avec les sociétés», souligne-t-il.
Eiffel souhaite atteindre 400 millions d’euros en deux ans avec ce fonds, dont le premier closing aura lieu en 2019. La thématique générale du véhicule sera la création d’emplois. L’équipe, composée de trois personnes, regarde des sociétés dans le secteur médical, la logistique, le recyclage des déchets et l’hôtellerie. Les investissements se situeront dans la fourchette des 25 millions d’euros avec des prêts d’une durée de cinq à sept ans. «On s’est positionnés sur la dette senior ‘mid cap’. C’est un retour ajusté du risque modéré avec un objectif de rentabilité global de 3,5% net. Cela signifie un portefeuille de 15 à 20 sociétés», précise Antoine Maspétiol. Le véhicule s’attache principalement au financement des entreprises françaises mais n’exclut pas les entreprises européennes. «Nous voulons avoir deux tiers d’entreprises en France et un tiers d’entreprises européennes au sens large, si nous trouvons des opérations pertinentes», conclut Antoine Maspétiol.
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