Si Ben Bernanke pensait se donner de l’air en abaissant de trois quarts de point le taux des Fed funds, il s’est bien trompé. Au vu des réactions sur les marchés de taux et d’actions hier, on peut même dire que sa main ne s’est pas renforcée, bien au contraire. La chute des marchés d’actions et le rush vers les produits de taux sans risque dans un mécanisme classique de «fuite vers la qualité», en privilégiant les maturités les plus courtes possibles, montre que les investisseurs sont persuadés que la Fed devra compléter ce qu’elle a commencé lors de son comité de politique monétaire du 30 janvier. Les indicateurs de marché pointent vers une baisse supplémentaire de 50 à 75 points de base faute de quoi, d’autres journées noires sont à craindre sur les marchés d’actifs. De quoi porter la baisse des taux aux Etats-Unis à 225, voire 250 points de base en cinq mois à peine, soit davantage que ce qui avait été fait après le 11 septembre 2001. De quoi aussi renforcer la réputation de Ben Bernanke qui se dessine déjà, de l’homme qui ne sait pas résister aux pressions des arbitragistes. Sa crédibilité pourrait bien en souffrir, mais il est vrai qu’avec un prédécesseur qui avait toujours veillé à répondre aux exigences des marchés, le nouveau patron de la Fed n’a pas vraiment le choix. Si l’inflation fut, en son temps, une drogue, le laxisme monétaire générateur de bulles financières en est une autre, dont il est tout aussi difficile de s’affranchir.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Après les combats qui les ont opposés en janvier, l'Etat central dirigé par Ahmed al-Charaa et les Forces démocratiques syriennes ont lancé des négociations pour réunifier la Syrie
Notre chroniqueur a lu le court roman Samuel Poisson-Quinton, dans lequel chaque terme n’apparaît qu’une fois. Un livre addictif qui interroge la mémoire, la perte et les limites du langage
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.