DTZ s’intègre à la société de services aux entreprises UGL

Le conseil en immobilier fait à présent partie d’un groupe très diversifié sur lequel il peut s’appuyer
Violaine Le Gall

Le conseil en immobilier DTZ a changé de dimension à la suite de son acquisition par l’australien UGL l’an dernier. L’entreprise, dont le bilan s'était fortement dégradé pendant la crise financière, peut à présent s’appuyer sur un groupe de services aux entreprises bien plus large. UGL, qui est principalement présent en Asie, en Océanie et en Amérique du Nord, a affiché 4,6 milliards de dollars de revenus sur l’exercice 2011 dans les domaines de l’ingénierie (énergie, transport) et du service aux collectivités et aux entreprises (propreté, eau, gestion d’immeubles, etc.).

En plus du facility management, UGL propose à présent via DTZ du conseil en investissement immobilier et en transactions locatives, et des services de valorisation et de gestion, principalement au Royaume-Uni, en Europe et en Chine. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe dans les services immobiliers ressort à 1,9 milliard de dollars. «Les opportunités de ventes croisées sont immenses, explique Richard Leupen, le directeur général d’UGL en visite à Paris. Nous apportons par exemple des clients internationaux à DTZ en France et l’inverse est possible aussi».

Compte tenu de la notoriété de DTZ, UGL gardera la marque, tout en faisant apparaître le nom de la maison-mère afin de souligner l’appartenance à un groupe solide, un facteur important dans les grands appels d’offres. «Les grandes entreprises regroupent leurs appels d’offres à l'échelle mondiale. Compte tenu de notre présence, nous sommes en mesure d’y répondre», explique Richard Leupen.

Comme ses concurrents CB Richard Ellis et Jones Lang LaSalle, DTZ devient au sein d’UGL un acteur capable de répondre aux demandes des très grandes entreprises internationales. A la différence près que le groupe ne met pas seulement en avant son expertise en immobilier. «Pour répondre aux appels d’offres en immobilier, nous avons une approche basée sur les aspects techniques en raison des compétences du groupe, notamment en matière d'énergie», explique Richard Leupen.

Pour le dirigeant, la concentration dans le secteur des services immobiliers est inéluctable, en raison du potentiel de réduction de coût lié à la taille. «D’ici dix ans, la moitié des petites sociétés du secteur auront disparu», anticipe-t-il. Richard Leupen est par ailleurs prudent sur l'économie européenne: «il faudra attendre longtemps avant d’observer un retournement, mais notre présence globale nous permet d’y faire face».

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