Donald Trump à l’offensive après son succès fiscal
L’accord fiscal auquel sont parvenus les Républicains ne devrait pas seulement valoir à Donald Trump, avant Noël, sa première vraie victoire politique depuis son élection. Il devrait l’encourager à reprendre l’initiative sur d’autres terrains économiques, surtout dans le domaine des échanges.
L’offensive du président américain s’est affirmée dès hier lundi, avec la traditionnelle adresse au Congrès sur la stratégie nationale de sécurité. Clairement décrites comme des puissances agressives, la Russie et la Chine ne visent, selon Donald Trump, qu’« à défier la puissance, l’influence et les intérêts de l’Amérique ».
Ce qui frappe dans ce discours, c’est que tout ou presque dans l’action de l’administration américaine doit s’inscrire dans l’impératif sécuritaire. C’est patent dans le domaine économique, notamment sur le registre commercial et des investissements.
Le ton très offensif à l’égard de la Chine, qualifiée de puissance « révisionniste », laisse prévoir un raidissement commercial, mais aussi des protections renforcées en matière de propriété intellectuelle, de recherche, de technologie. Le droit des investissements et le recours à la main d’œuvre étrangère aux Etats-Unis devraient s’en ressentir.
Autre élément qui structure le discours, la dérégulation, tenue comme une composante essentielle de la puissance. Un pas important a été franchi la semaine dernière avec la décision de revenir sur la neutralité du web voulue par l’administration Obama.
D’autres suivront dans tous les domaines, en particulier l’énergie. L’idée est d’assurer à ce secteur une « domination » ; d’où le rejet de l’accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement qui aurait pu la menacer.
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