Dexia injecte 500 millions de dollars dans sa filiale FSA
Le groupe souhaite que son rehausseur de crédit puisse tirer profit de la demande grandissante des émetteurs d’obligations municipales américaines
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Annelot Huijgen
Au moment où de nombreux rehausseurs de crédit doivent être secourus, Financial Security Assurance (FSA) reçoit de sa société mère Dexia 500 millions de dollars (340 millions d’euros) pour augmenter sa « capacité à tirer profit d’opportunités croissantes ». Ainsi, explique Dexia, « la demande d’obligations assurées par FSA a augmenté spectaculairement au cours des derniers mois, ce qui a entraîné des opportunités de produire de nouvelles primes avec un rendement des fonds propres élevé auprès des principaux émetteurs d’obligations municipales sur les marchés primaire et secondaire aux Etats-Unis ».
Les ressources apportées par Dexia accroissent le capital statutaire de FSA de 18,5 % à 3,2 milliards de dollars et portent l’enveloppe permettant de faire face aux engagements (total claims-paying resources) à 7,2 milliards. Par ailleurs, les notations AAA avec perspective stable de FSA, qui contribue à hauteur d’environ 10 % aux bénéfices de Dexia, ont été récemment confirmées par Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s, sans tenir compte de cette augmentation de capital. « Nous pensons depuis longtemps que le maintien d’une forte position de capital excédant de loin les exigences minimales en capital des agences de notation pour l’attribution d’une notation AAA constitue un aspect important d’une gestion prudente des risques », souligne Robert Cochran, président et administrateur délégué de FSA.
« Au cours des dernières années, Dexia et FSA se sont délibérément tenus à l'écart des secteurs les plus dangereux de l’univers des monolines », rappelle Axel Miller, administrateur délégué de Dexia. En novembre, Dexia avait toutefois dû passer 138 millions de dépréciations au titre de FSA - étant obligée d’ajuster à la valeur de marché notamment le portefeuille de CDS (credit default swaps) utilisés en couverture des engagements -, impactant ses comptes trimestriels. Le cours du groupe franco-belge a également souffert de la défiance envers les rehausseurs de crédit, mais « le moment est aujourd’hui venu de réinvestir une partie des dividendes reçus de FSA ces trois dernières années », estime Axel Miller. Dexia, qui publie ses résultats le 29 février prochain, assure que le geste n’aura aucun impact sur son ratio de fonds propres tier one, ni sur le bénéfice par action de cette année, mais l’impact devrait être « positif » à partir de 2009.
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