Deux offres ont été déposées pour la reprise de Northern Rock
Virgin Group et la banque elle-même se retrouvent en lice, pour Londres c’est l’ultime chance d'éviter la nationalisation
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Qui va reprendre la banque britannique à la dérive Northern Rock ? Londres recherche un sauveteur pour l’établissement auquel ont été prêtées quelque 25 milliards de livres (34 milliards d’euros) pour éviter qu’il ne succombe à la crise du crédit. Lundi était fixée la date limite pour les dépôts des offres. Trois candidats étaient en lice mais seules deux offres ont été déposées.
Le consortium mené par le Virgin Group de l’homme d’affaires Richard Branson prévoit d’injecter 1,25 milliard de livres pour renforcer les fonds propres de la banque. Cette somme se décompose notamment en une injection de 500 millions de cash, une augmentation de capital de 500 millions de livres à 25 pence par action et l’apport de l’activité Virgin Money.
«Nous avons fait une proposition qui cherche à stabiliser la société et à la reconstruire en tant qu’institution fiable et prospère sous la marque Virgin dans une optique de long terme», a déclaré Brian Pitman, qui devrait être dans cette optique le futur président de la Virgin Bank, ex-Northern Rock.
La seconde offre est venue comme prévu de Northern Rock elle-même qui a soumis une proposition maison. La banque prévoit de lever 500 millions de livres, de réduire les actifs figurant à son bilan et de réorganiser son activité.
Le fonds d’investissement Olivant a annoncé qu’il renonçait à présenter un plan de sauvetage de la banque de crédit immobilier, au motif qu’il avait été dans l’incapacité de définir un projet respectant ses critères d’investissement et ceux de ses actionnaires.
Le gouvernement britannique offrira de son côté une garantie pour rendre possible un financement privé dans les conditions actuelles de marché. Le montage prévu prévoit que Northern Rock transfère une partie de ses actifs à un véhicule de financement qui financerait le rachat par des émissions obligataires vendues à des investisseurs privés et bénéficiant de la garantie de l’Etat. L’opération devra obtenir le feu vert des autorités européennes dans le cadre des règles communautaires sur les aides d’Etat au secteur privé. Ce plan de refinancement va lier l’Etat et la banque de Newcastle, mais cela éviterait une nationalisation complète du groupe, que le Premier ministre travailliste Gordon Brown souhaite éviter mais qui serait inévitable si aucune des offres n’est jugée acceptable.
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