Deutsche Bank mise sur d’importantes réductions de coûts dans la gestion
A la suite de l’annonce mardi d’un plan ambitieux à horizon 2015, Deutsche Bank a détaillé hier les mesures qui seront appliquées au sein de ses activités. Dans la gestion d’actifs, l’objectif affiché d’un bénéfice avant impôts de 1,7 milliard d’euros, représentant plus du double de celui enregistré en 2011 (800 millions d’euros), passera ainsi par d’importantes réductions de coûts, à hauteur de 700 millions d’euros.
Deutsche Bank a fait savoir qu’un travail sur les coûts avait d’ores et déjà débuté, avec la fermeture d’une plate-forme dédiée aux institutionnels aux Etats-Unis. Les activités qui étaient sous révision stratégique (DWS Americas, DB Advisors, Deutsche Insurance Asset Management, RREEF) resteront dans le nouvel ensemble, qui regroupera les trois pôles que sont la banque privée, la gestion d’actifs et la gestion passive. Les activités ETF, logées au sein de la banque d’investissement, intégreront le pôle gestion d’ici à la fin de l’année.
La politique de coûts déprendra toutefois des zones géographiques, avec une réduction prévue en Europe, une stabilisation aux Etats-Unis et un accroissement sur les marchés émergents, sur lesquels Deutsche Bank entend se renforcer. La banque mise en effet sur une croissance de son activité de l’ordre de 20 à 25% en Asie Pacifique et en Amérique latine d’ici à 2015.
A cet horizon, le ratio coût - bénéfice global de Deutsche Bank a vocation à atteindre 65%. Alors que les actifs sous gestion du nouvel ensemble s'élèvent à 900 milliards d’euros (selon les chiffres 2011), ils devraient culminer à quelque 1.000 milliards d’euros d’ici trois ans.
Outre les coûts, les autres leviers activés seront l’optimisation du front-office (qui devrait permettre de dégager 200 millions d’euros), des fonctions support (200 millions d’euros) et de l’infrastructure (300 millions d’euros). Les mesures visant à accroître les revenus, qui auront un impact estimé à 300 millions d’euros, passeront par un accent particulier mis sur certains clients. Deutsche Bank entend notamment accroître de 50% ses relations avec la clientèle des particuliers très fortunés (ultra high net worth).
Si certains objectifs peuvent se révéler difficiles à atteindre dans le cadre du plan, «l’amélioration des résultats (…) des métiers de gestion paraît plus envisageable», estimait hier matin Oddo Securities, avant que les détails ne soient dévoilés.
Plus d'articles du même thème
-
JPMorgan Private Bank croit aux actions émergentes et au thème de la défense
Dans le cadre de ses perspectives d’investissement mondiales de mi-année, la banque privée plébiscite une exposition sur les marchés émergents qui sortent d'une très belle année 2025 ainsi qu'au secteur de la défense poussé par la multiplicité des conflits mondiaux. -
Les fonctions risques et assurances parlent encore trop peu la même langue
Une étude de Kyu et de l’Amrae met en lumière une juxtaposition des fonctions et non une coopération. -
Commerzbank met en scène sa riposte à UniCredit, qui poursuit ses achats
Lors de son assemblée générale, la banque allemande a clamé haut et fort son opposition au projet de rachat par sa concurrente italienne. De son côté, UniCredit continue à acheter des produits dérivés, à défaut de convaincre les actionnaires. -
Santiane a finalement trouvé preneur
Après plusieurs mois de prospection du marché pour trouver un acheteur prêt à prendre la suite de Latour Capital, Santiane signe avec Kereis, lui-même détenu par Advent International. -
L’association suédoise des fonds se choisit une nouvelle présidente
Josefine Degerholm a été nommée présidente de l’Association suédoise des fonds d’investissement, Fondbolagens Förening. L’intéressée est la directrice générale de Nordea Fonder. Elle succède à Magdalena Wahlqvist Alveskog. Emma Viotti, la directrice générale de Handelsbanken Fonder, fait par ailleurs son entrée au conseil d’administration de l’association professionnelle. -
L’Europe veut reprendre la main sur la question des droits de douane américains
Un accord a été trouvé sur une législation appliquant l’accord commercial signé avec les Etats-Unis, dans laquelle les Européens ont intégré des clauses destinées à limiter le pouvoir de nuisance américain.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- Amundi restructure son organisation autour de cinq pôles
- Jean-Jacques Barbéris va rejoindre la direction de Caceis
- State Street IM et Ninety One s'associent pour lancer des ETF actifs
- Axel Plichon (Eleva) : «Nous voulons renforcer notre maillage européen»
- JP Morgan AM veut faire passer les investisseurs des ETF passifs aux ETF actifs dans l'obligataire
Contenu de nos partenaires
-
Photo instantanéePlus de 40 % des personnes vivant en France ont un lien avec l'immigration
Chez les moins de 25 ans, les descendants d’origine africaine sont majoritaires -
EditorialEmmanuel Moulin à la Banque de France : ouf, trois fois ouf
Emmanuel Moulin sera le prochain gouverneur de la Banque de France. Ouf trois fois ouf. D’abord parce que l’homme a le cursus professionnel parfait pour succéder à François Villeroy de Galhau, dont la stature n’a jamais fait débat. Le parcours d’Emmanuel Moulin dans les hautes sphères de l’Etat lui a ouvert les postes civils les plus huppés de l’administration : diriger les cabinets de Bercy, de Matignon puis le secrétariat général de l’Elysée vous plonge dans l’urgence et les défis permanents. Diriger le Trésor vous forme à la vision large sur les enjeux de la France et sur le financement de son économie. Carton plein, augmenté d’un passage dans l’univers de la finance privée. -
CastingNouveau gouverneur de la Banque de France : Macron enchaîne la passe de quatre
Après le Conseil constitutionnel, la Cour des comptes et le conseil d'Etat, la nomination d'un nouveau proche d'Emmanuel Macron à la Banque de France alimente le procès en verrouillage des institutions