Deutsche Bank et S&P Dow Jones s’allient pour créer un indice sur les dim sum
Une petite révolution est en œuvre dans le monde des indices. Deutsche Bank et Indices S&P Dow Jones en sont à l’origine. La banque allemande et la filiale de McGraw-Hill lancent aujourd’hui un indice retraçant les prix des obligations libellées en yuan et traités hors de la Chine sur le marché offshore (CNH), selon un communiqué que s’est procuré l’Agefi. Cet indice, baptisé «S&P-DB Offshore Renminbi Index Tracker (ORBIT)», sera construit à partir de l’indice que Deutsche Bank a déjà mis sur orbite l’année dernière pour répondre à l’appétit croissant des investisseurs pour les obligations «dim sum», et co-géré par S&P Dow Jones. Il viendra s’ajouter aux indices détenus par HSBC et Bank of China.
Grâce à cet indice, disponible aux investissements en renminbi, dollars américain et hongkongais, «nous élevons les standards de mesure et d'évaluation de ce marché» indique Vishal Goenka, responsable Asie du trading sur produits de crédit chez Deutsche Bank au Wall Street Journal. Le panier devrait être composé d’obligations et certificats de dépôts libellés en yuan d’une maturité minimale de 12 mois et d’une taille d'émission supérieure à un milliard de yuans (123 millions d’euros). «Il a été réalisé pour être très transparent, liquide et répliquant les obligations de référence en CNH» ajoute le communiqué.
Les investisseurs particuliers, qui auront la possibilité d’acheter et vendre des ETF corrélés à cet indice, «ont besoin d’un indice de référence indépendant et objectif sur lequel fonder une mesure du prix des obligations et sur lequel peut se baser des produits tels que les ETF» explique J.R. Rieger, vice-président des indices sur taux chez S&P Dow Jones Indices.
Et d’ajouter que «le marché offshore en yuan continue de croître, les obligations étant un véhicule populaire pour les investisseurs étrangers cherchant à profiter à la fois du yuan et du marché de la dette en Chine». Après avoir triplé ses volumes à 16,8 milliards de yuans l’année dernière, le marché des dim sum a subi le contrecoup de la stabilisation du yuan. Selon Dealogic, les émissions ont atteint 10,2 milliards depuis le début de l’année, à peine plus que sur la même période en 2011. ABN Amro et la Société Générale ont chacun mis 500 millions de titres libellés en yuan sur le marché fin août. «Pour attirer davantage d’investisseurs de long terme, le marché doit être plus liquide» estime HSBC.
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