Des opportunités émergent sur les marchés actions européens
La correction semble désormais suffisante pour envisager un sérieux rebond des indices de la zone euro
Publié le
J.-L. Buchalet, P. Sabatier, PrimeView
Comme nous l’anticipions au début du mois de mai, la fin de la saison de publication des résultats du premier trimestre a privé les marchés actions d’un des rares facteurs de soutien permettant de justifier la phase de hausse du mois d’avril. La macroéconomie a donc une nouvelle fois repris la main sur la microéconomie, avec en toile de fond le ralentissement de la croissance mondiale avec la multiplication des mauvaises nouvelles (indices ISM et PMI, emploi, etc.) ainsi que la résurgence du spectre de défaut de paiement de la dette grecque, entraînant une correction de -8,2% entre le 29 avril et le 6 juin pour l’EuroStoxx 50.
Les secteurs ayant été les plus pénalisés durant cette phase de baisse ont bien reflété les craintes macroéconomiques évoquées, avec un très fort recul de tous les secteurs cycliques et financiers. Désormais, l’ensemble de nos indicateurs de risque traduisent une opportunité d’entrée sur les marchés actions européens, la plupart des mauvaises nouvelles nous semblant bien intégrées dans les cours. D’ailleurs, la stabilisation du prix des matières premières ainsi que le rebond de l’euro face au dollar (qui aura chuté de 5,3% en moins de trois semaines) traduisent bien la moindre sensibilité des marchés actions aux mauvaises nouvelles à court terme.
L’ampleur du recul des marchés actions depuis cinq semaines rend ainsi la poursuite de la correction très peu probable en Europe, en particulier pour l’EuroStoxx 50. Comme nous l’indique le graphique ci-dessous, il n’existe que 8,3% de cas dans l’histoire pour lesquels l’indice de la zone euro a corrigé de plus de 8,2% en 26 jours ouvrés. Dans une moindre mesure, la respiration du S&P 500 de -5,7% depuis le 29 avril tend également à nous rassurer: dans l’histoire boursière américaine, nous n’avons dénombré là encore que 8% des cas pour lesquels l’indice large américain a connu une correction supérieure aux niveaux actuels en seulement 26 jours ouvrés.
Dans ces conditions, nous redevenons positifs sur les marchés actions européens, en privilégiant l’EuroStoxx 50 qui devrait bénéficier d’un rebond plus important que le Stoxx 50, après avoir sous-performé celui-ci de -490 points de base en mai.
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