Des dirigeants français plus optimistes que l’an dernier
Pas de catastrophisme en ce début d’année, bien au contraire ! Les chefs d’entreprises français se disent, à 36 %, optimistes sur les perspectives économiques 2008, alors qu’ils n’étaient que 30 % l’an dernier, constate une étude mondiale de Grant Thornton. Un chiffre en ligne avec les 35 % affichés en Europe, même si ce taux recule de 11 points en un an. Toutefois, les disparités sont particulièrement élevées, avec des dirigeants danois (74 %), néerlandais (70 %) et allemands (67 %) particulièrement optimistes, à l’inverse des anglais (14 %), espagnols (1 %) et italiens (0 %). La moyenne mondiale recule légèrement de 3 points à 42 %, toujours soutenue par l’Asie : Inde (95 %) et Chine continentale (77 %) en tête. Quant aux patrons américains, ils sont contre toute attente, plus optimismes que l’an dernier (plus 8 points à 22 %) en dépit de la crise des subprimes, sans doute grâce à l’accroissement des exportations due à la faiblesse du dollar.
Les chefs d’entreprises français justifient leur optimisme par un climat économique général plutôt positif (59 %), tout comme les dirigeants allemands (81 %). Les patrons français invoquent également la situation politique nationale (à hauteur de 19 %). En revanche, seuls 8 % citent la politique monétaire, contre 25 % pour leurs homologues allemands.
Forts de cet optimisme, 55 % des dirigeants français anticipent une hausse de leur chiffre d’affaires en 2008. Un résultat toutefois inférieur à la moyenne européenne de 65 %, avec même un pic de 79 % pour l’Allemagne et les Pays-Bas. De plus, 32 % des patrons français comptent augmenter leur prix de vente (pour une moyenne européenne de 39 %) et 23 % tablent sur une augmentation de leur rentabilité (contre 36 % en Europe).
« Il existe cependant certaines menaces à moyen terme pouvant peser sur les entreprises et sur l’économie mondiale tempère Frédéric Zeitoun, associé de Grant Thornton en France. Il s’agit notamment de la fin des hypothèques à taux fixe pour des millions de propriétaires. Les incidences financières ne seront pas uniquement matérialisées par un ralentissement sur le marché de l’immobilier et du logement, mais également une réduction de la consommation des ménages, en plus d’un accroissement des défauts de paiement et des saisies immobilières ».
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