«Des baisses de notes pourraient compliquer le financement de certains émetteurs»

Dimitri Andraos, responsable de la gestion de taux et crédit de Swiss Life AM (France)
Violaine Le Gall

L’Agefi : Vous attendez-vous à un rebond des émissions en juillet suite au sommet européen ?

Dimitri Andraos : L’accord européen constitue le premier pas d’une réponse institutionnelle adéquate à la crise de confiance des marchés européens. Les dernières initiatives posent les jalons d’une union bancaire, nécessaire pour consolider le refinancement de l’économie de la zone euro. Dans ce contexte, malgré la liquidité moindre des marchés de crédit durant l’été, l’appétit pour le risque devrait progresser modérément. Il subsiste néanmoins des obstacles majeurs à une détente plus marquée de la prime de risque. La rigueur budgétaire mise en œuvre par nombre de gouvernements européens devrait par exemple peser sur les perspectives de croissance et de rétrécissement des spreads de crédit.

Quelle est actuellement votre stratégie sur le crédit ?

Depuis plusieurs mois, la politique d’investissement de Swiss Life AM s’est montrée particulièrement sélective s’agissant des marchés de crédit, et notamment des émetteurs de pays situés dans la périphérie de la zone euro. Bien que l’élargissement des spreads observé depuis plusieurs mois puisse y constituer une opportunité d’investissement, il y a lieu selon nous de rester prudent. Le mouvement de révision à la baisse des notations par les agences pourrait obérer significativement les possibilités de refinancement de certains émetteurs. Nous continuons donc de privilégier les émetteurs allemands, français et britanniques, et notamment le secteur financier senior français. Nous sommes positionnés sur la partie courte de la courbe des émetteurs du secteur privé, qui recèle selon nous le plus de valeur.

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