Comprendre l’impact des dettes sur l'économie réelle
La Banque des réglements internationaux (BRI / BIS) veut sensibilier le monde financier aux enjeux de sa nouvelle base de données sur les ratios de service de la dette (DSR). Dans un rapport qu’elle a publié mi septembre, «How much income is used for debt payments», elle souligne que cette base couvre actuellement les DSR du secteur privé non financier de 32 pays, de même que les DSR des ménages et des secteurs des entreprises non financières pour 17 pays séparément.
Les enjeux? La dette constitue une part centrale de l’explication des crises financières et au delà des cycles financiers, relève le rapport. Selon ses auteurs, Mathias Drehmann, Anamaria Illes, Mikael Juselius etMarjorie Santos, «l’effet de levier, souvent évalué au niveau agrégé par le ratio stock de dettes sur revenu, a retenu beaucoup d’attention en tant qu’indicateur des excès de la finance et de ses vulnérablités».
Mais une autre mesure peut être utilisée, préconise le rapport. Il mentionne le ratio du service de la dette (DSR pour Debt service ratio). Moins évoqué mais également important, le DSR représente la part du revenu utilisé pour le paiement des intérêts et l’amortissement du capital», expliquent les économistes. «Ces flux relatifs à la dette sont la conséquence directe des décisions d’emprunt passés et évoluent souvent lentement car ils dépendent de la durée et divers autres paramètres des contrats de crédit. Ils ont un impact direct sur les contraintes budgétaires des emprunteurs et donc sur leurs dépenses».
«Puisque le DSR capture le lien entre les paiements relatifs à la dette et les dépenses, il est une variable cruciale de compréhension des interactions entre la dette et l'économie réelle», poursuit le rapport.
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