Coface assouplit les perspectives de ses notes pays
L’assureur-crédit mise sur une croissance mondiale de 2,7% en 2010, mais craint la bulle sur les Bourses et sur les matières premières
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Bruno de Roulhac
Pour 2010, Coface affiche un optimisme prudent. Les impayés, en hausse de 19% au premier semestre 2009, étaient en baisse de 40% au second semestre, manifestant ainsi la fin de la crise globale de crédit. Aussi, l’assureur-crédit vient d’opérer plus d’une vingtaine de changements positifs de notes pays, pour seulement, cinq dégradations (Grèce, Emirats arabes unis, Yémen, République dominicaine et Jamaïque). Si les Etats-Unis, la France et le Japon, entrés en convalescence, ont vu leur note se redresser, celles de l’Italie, du Royaume-Uni et des «Pigs» (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne) sont restées inchangées à «A3».
Néanmoins, Coface n’anticipe qu’une reprise très molle dans les pays développés et «à haut risque» en raison des menaces de diverses bulles. D’une part, l’endettement public et la nécessité de mettre en place rapidement des politiques de restrictions budgétaires coûteuses pourraient peser sur la croissance et donc les entreprises. D’autre part, les surcapacités en Chine sont à surveiller. En décidant de restreindre l’offre de crédit dans des secteurs à surcapacités, les autorités chinoises pourraient déstabiliser des entreprises fragiles. Enfin, Coface évoque les bulles sur les marchés boursiers et sur les matières premières, «une forte volatilité boursière étant à attendre dans les pays industrialisés, compte tenu de l’optimisme dont font preuve les marchés financiers, en décalage avec la reprise de l’économie réelle», précise l’assureur-crédit.
Pour autant, Coface table sur une croissance mondiale de 2,7% en 2010, grâce aux 5,3% attendus dans les pays émergents, pour 1,4% dans les pays industrialisés.
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