CNP rassure de nouveau sur l’exposition de son portefeuille de titrisation
Troisième point sur la situation. CNP Assurances avait, en août et novembre 2007, déjà fait le bilan de son exposition à la crise du subprime à travers des asset backed securities, qui, à ce jour, est «nulle» directement, et indirectement «très faible», soit 10 millions d’euros.
Le portefeuille de titrisation s’élève à 5,6 milliards d’euros à la fin de l’année, précise le groupe. L’impact négatif avant impôt des valorisations au prix de marché est de 47 millions d’euros, dont 41 millions sur le compte de résultat et 6 millions sur les capitaux propres. Un montant bien plus faible que les 2 milliards d’euros de dépréciations évoqués sur le marché début février, une rumeur que l’assureur s’était senti obligé de démentir.
A ces 47 millions d’euros s’ajoutent cependant 20 millions de dépréciations non qualifiées, ce qui porte la facture totale de la «variation des marchés financiers sur un an et notamment la hausse des taux» sur l’ensemble des actifs de l’assureur, s’élevant à 262 milliards d’euros, à 67 millions d’euros. Cet impact négatif est «plus que compensé» par les plus-values de 125 millions d’euros réalisées. Au total, le résultat net courant part du groupe, hors plus-values réalisées sur les actions et l’immobilier, ressort à 1,1 milliard d’euros, en hausse de 34,8% et de 20% pro forma. Le chiffre d’affaires s’élève, comme annoncé le 7 février dernier, à 31,5 milliards d’euros, en baisse de 1,4%, en prenant en compte l’intégration de la filiale espagnole CNP Vida, consolidée depuis le 5 avril 2007.
«Sauf aggravation de la crise financière, et même dans des conditions d’activité dégradées en France, l’évolution des encours devrait permettre une progression du résultat net courant du groupe d’au moins 10% sur l’année 2008», affirme CNP. Une amélioration considérable, car sur l’année passée, la progression était de 6,7%. Le plan de développement 2008-2012 prévoit que cette croissance devrait être réalisée notamment par une «forte croissance organique des filiales étrangères grâce à leur surperformance sur des marchés dynamiques». Sur 2007, leur contribution au résultat brut d’exploitation de 1,8 milliard d’euros était en hausse de 22%. La progression est à peu près équivalente dans tous les métiers de l’assureur : la croissance est de 16% pour l’épargne, de 21% pour la retraite et de 28% pour le secteur du risque.
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