Citigroup va se lancer dans la banque d’affaires en Chine

Malgré le choc de la crise, la banque américaine n’entend pas perdre pied face à ses concurrentes sur le marché chinois

La banque américaine Citigroup s’apprête à demander l’autorisation de se lancer dans la banque d’affaires en Chine en association avec Central China Securities, un intermédiaire boursier de taille moyenne situé dans la province centrale du Henan. Citigroup demandera l’autorisation de détenir le maximum du capital autorisé, soit 33%.

Citigroup est déjà active en Chine dans le secteur de la banque de détail, détient une participation minoritaire dans la Shanghai Pudong Development Bank et détient le contrôle de fait de la Guangdong Development Bank.Mais, en dehors de l’organisation d’introductions en Bourse de sociétés chinoises à Hong Kong, Citigroup n’est pas présente dans la banque d’affaires en Chine.

La décision, qui doit être annoncée cette semaine, illustre la volonté du géant bancaire de se développer sur les grands marchés émergents comme la Chine malgré les difficultés considérables qu’il connaît aux Etats-Unis après les pertes enregistrées dans la crise des crédits immobiliers à risque.

«Citigroup a enfin son partenaire chinois dans la banque d’affaires (...) après des années de recherche», a commenté l’une des sources qui ajoute que l’opération est soutenue par le gouvernement de la province du Henan et que les autorités centrales ne devraient donc pas s’y opposer.Central China Securities revendique plus de 500.000 entreprises parmi ses clients. Elle est présente dans de nombreuses villes chinoises via une quarantaine de bureaux, notamment à Shanghai, où se trouve son activité de banque d’affaires, et à Pékin.Avant de faire affaire avec Central China Securities, Citigroup avait eu des pourparlers avec Xiangcai Securities et Fouder Securities.

Certains concurrents de la banque américaine sont déjà dans la banque d’affaires en Chine un certains temps. Goldman Sachs détient 33% d’une société commune avec Gao Hua Securities depuis 2004 et UBS a acquis en 2005 une partie de Beijing Securities.

Il y a eu ensuite deux années d’interdiction d’investissements étrangers pour cause de restructuration du secteur du courtage actions en Chine. Puis Pékin a annoncé ce mois-ci les nouvelles règles suivant lesquelles la création de nouvelles sociétés à capitaux étranger pourraient être approuvées. Les candidats se sont aussitôt précipités. Credit Suisse a annoncé avoir signé un accord avec Founder Securities et Morgan Stanley aurait signé un accord avec Fortune Securities, selon des informations de Reuters.

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