Chypre n’exclut pas de solliciter un soutien européen
L’Etat a besoin de 1,8 milliard d’euros pour recapitaliser une banque d’ici fin juin. Le CDS du pays monte
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Violaine Le Gall
L’exposition des banques chypriotes à la Grèce risque de faire basculer Nicosie dans une situation dont il ne pourra se sortir seul. Les déclarations dans ce sens de dirigeants du pays se sont multipliées ces derniers jours. «Il n’est pas certain que nous négocierons la mise en place d’un mécanisme de soutien (mais) je ne veux pas l’exclure tout à fait», avait expliqué Demetris Christofias, le président communiste de Chypre en fin de semaine dernière. L’Etat doit trouver au moins 1,8 milliard d’euros d’ici fin juin pour recapitaliser Cyprus Popular Bank afin que cette dernière affiche un ratio de capital core tier 1 de 9 % au 30 juin, conformément aux exigences de l’Autorité bancaire européenne (EBA en anglais).
Hier, c'était au tour du gouverneur de la banque centrale de s’exprimer dans le Financial Times. «Clairement, plus nous nous rapprochons de la date limite, moins il est probable que nous arrivions à recapitaliser Cyprus Popular Bank», a-t-il expliqué.
Depuis les élections législatives en Grèce du 6 mai, le coût de la protection contre le risque de défaut de Chypre à cinq ans s’est tendu de 353 points de base (pb) à 1.475 pb, d’après Markit. Il s’agit du risque souverain le plus élevé au sein de l’indice iTraxx SovX Western Europe.
La situation ne semble pas pour l’heure dramatique. «La Commissionest en contact étroit» avec Chypre et «nous sommes confiants dans le fait que Chypre peut surmonter les défis actuels», a indiqué hier le porte-parole de la Commission européenne Olivier Bailly, cité par Reuters. Les finances publiques ne sont pas exsangues. Après un déficit budgétaire de 5,3 % en 2011, le gouvernement s’est engagé à le réduire à 2,5 % cette année. «Ca ne sera pas la fin du monde» si Chypre n’atteint pas cet objectif mais arrive à un déficit de 3 % du PIB, a estimé Demetris Christofias. La dette publique doit ressortir à 76,5 % du PIB en 2012 d’après la Commission européenne qui table par ailleurs sur une contraction de 0,8 % de l’activité.
Chypre pourrait aussi faire appel à des partenaires hors de l’Union européenne pour se financer. En 2011, le gouvernement avait conclu un accord de prêt bilatéral de 2,5 milliards d’euros avec la Russie.
L'opération, concrétisée par le rachat de deux sociétés de gestion locales et une participation de 40% dans une autre, apportera au gérant américano-britannique environ 20 milliards d'euros d'actifs. Les deux groupes nouent aussi un partenariat commercial de long terme.
Le résultat net double sur un an, la dette brute atterrit à 1,8 milliard d'euros, la vente de Schroders renforce les résultats du premier semestre 2026.
Le gestionnaire d’actifs britannique, dont l’acquisition par Nuveen a été approuvée, gérait 867,8 milliards de livres sterling d’actifs au 30 juin 2026.
Le président de la Fed a échoué le 29 juillet à rendre crédible sa posture de «faucon», comme le montrent les réactions de marché à la suite de sa conférence de presse. Sa stratégie de communication devra évoluer.
Les profits du groupe coréen se sont envolés mais les investisseurs continuent à se détourner des fabricants de puces mémoire après les avoir portés aux nues ces derniers mois.
La salve de statistiques officielles publiées jeudi a apporté de bonnes nouvelles sur l’évolution générale de l’économie au deuxième trimestre. La Banque centrale européenne (BCE) sera d’autant plus attentive à l’évolution de l’inflation d’ici à sa réunion monétaire du 10 septembre.
SERIE (5/10). Cet été, l’Opinion vous invite à découvrir les transformations économiques, physiques, sociales et culturelles de la City de Londres depuis le Brexit. Déserté pendant la pandémie de Covid et les mois qui ont suivi, le quartier reprend vie, avec de très nombreux projets de construction
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés